[92] Cet aventurier appartenait-il à la famille de Bourdeilles (Dordogne, arr. Périgueux, c. Brantôme)?
[93] Bernard de la Salle, qui, le lundi 18 novembre 1359, étant au service du captal de Buch, escalada le château de Clermont avec des grappins d’acier, se mit à piller la Bourgogne après le traité de Brétigny. Il était encore dans cette province en 1368 avec Bérard d’Albret, Gaillard de la Motte, Bernard d’Eauze, le bour de Badefol. Arch. de la Côte-d’Or, B9292; Invent., III, 398.
[94] Robert Briquet, après la bataille de Brignais, alla en Italie avec Creswey; il revint avec ce dernier ravager l’Anjou, vers 1367 «au temps que les gens de Compaignie, desquelles l’en disoit souverain capitaine un Anglois appelé Briquet, couroient par le pais d’Anjou ou environ.» Jean d’Andigné, capitaine du château de la Roche d’Iré (château de Loiré, Maine-et-Loire, arr. Segré, c. Candé), fit alors la guerre à ce Robert Briquet. JJ104, nº 164.
[95] Sur Jean Creswey, voyez notre Histoire de du Guesclin, p. 362.
[96] Le prénom et le nom de cet aventurier indiquent clairement son origine gasconne. Il y a un Ortigues qui est aujourd’hui hameau de la commune de Cézac, Gironde, arr. Blaye, c. Saint-Savin.
[97] D’après le témoignage d’Espaing de Léon, rapporté par Froissart (Chron., éd. de Buchon, II, 383), Garciot del ou du Castel était originaire de la région des Pyrénées, comme l’indique du reste son prénom de Garciot, diminutif de Garcia. Lorsque les chefs des Compagnies qui ravageaient les trois sénéchaussées de Toulouse, de Carcassonne et de Nîmes conclurent avec Arnoul, sire d’Audrehem, maréchal de France, et Henri, comte de Trastamare, le 23 juillet 1362, à Clermont en Auvergne, un traité qui fut confirmé à Paris le 13 août suivant, traité par lequel ces aventuriers s’engageaient à évacuer le royaume moyennant la somme de 100 000 florins, c’est entre les mains de Garciot du Castel que cet argent fut versé en décembre 1362 et en janvier 1363. «Item, solvit dictus Stephanus de Montemejano domino Gassiono de Castello, capitaneo unius ex societatibus, pro complemento de Cm florenis dictis societatibus promissis ut a regno exirent, de quibus per Bernardum Francisci, receptorem Nemausi, traditi et persoluti fuerunt IIIIxx Xm floreni, qui Xm floreni restantes, eidem domino Gassiono soluti, mandato dicti domini d’Audenehan, valent VIIIm franci. Item, solvit dictus Stephanus predicto domino Gassiono, pro dono sibi facto per dictum dominum d’Audenehan in recompensacione expensarum per eum factarum cum domino Garssia de Nassi, militi, eundo Parisius versus regem et alias diversas partes, pro tractatu habendo cum dictis capitaneis societatum ut exirent regnum: M floreni = VIIIc franci.» Bibl. Nat., ms. lat., nº 5957, fº 14 vº.—Garciot ou Garcion du Castel était au service de Jean, comte d’Armagnac, lorsqu’il fut fait prisonnier par le comte de Foix à la bataille de Launac (Haute-Garonne, arr. Toulouse, c. Grenade-sur-Garonne), livrée le lundi 5 décembre 1362. Vaissète, Hist. du Languedoc, IV, 321.
[98] Cet aventurier était, comme son nom l’indique, originaire de Pau en Béarn. Pau n’était encore à cette époque qu’un simple village de la rive droite du Gave, qui servait de station aux bergers de la vallée d’Ossau lorsqu’ils allaient hiverner leurs troupeaux dans les landes immenses du Pont-Long. Le 11 mai 1369, Louis, duc d’Anjou, fit décapiter et écarteler Amanieu de l’Artigue (ou d’Ortigue), Noli Pavalhon et Boulhomet (peut-être faut-il lire: Guyonnet) de Pau, qui avaient conspiré avec le Petit Meschin et Perrin de Savoie, pour livrer le duc leur maître aux Anglais. Thalamus parvus, p. 384.
[99] Jacques de Bourbon, I du nom, comte de la Marche, comte de Pontieu avant la cession de ce comté au roi d’Angleterre par le traité de Brétigny, 3me fils de Louis I, duc de Bourbon, et de Marie de Hainaut, oncle de Louis II, duc de Bourbon, marié à Jeanne de Châtillon-Saint-Pol. Anselme, Hist. généal., I, 318.
[100] Ce fut Jean le Maingre, dit Boucicaut, et non Jacques de Bourbon, qui fit cette remise à Jean Chandos (Bardonnet, Procès-verbal de délivrance, p. 105 à 110). Seulement, le roi Jean put charger son cousin le comte de la Marche, comme le raconte Froissart, d’une mission officieuse auprès des grands seigneurs du parti français, qui firent des difficultés pour se soumettre au traité de Brétigny, tels que les comtes de Périgord et d’Armagnac.
[101] Jeanne de Bourbon, l’aînée des filles de Louis I, duc de Bourbon, et de Marie de Hainaut, mariée à Avignon le 14 février 1318 à Guigue, VII du nom, comte de Forez, mort en 1360.