P. [227], l. 27: se rendirent.—Le ms. A 8 ajoute: au roy de France.
P. [228], l. 4: Beus.—Ms. A 8: Beuch. Fo 331 vo.
P. [228], l. 17 et 18: Serignach.—Ms. A 8: Segnach.
P. [228], l. 18: Griffons.—Ms. A 8: Geffroy.
P. [228], l. 19: Melval.—Ms. A 8: Maleval.
P. [228], l. 22: Cousant.—Ms. B 2: Gonsaut. Fo 15 vo.
P. [228], l. 24: Ainbaus.—Ms. A 8: Ymbaut.
P. [228], l. 24: dou Peschin.—Ms. B 2: dou Plastiet.
P. [228], l. 28: garnison.—Le ms. A 8 ajoute: telz.
§ [657]. Li princes de Galles.—Ms. d’Amiens: Quant li princes de Galles, qui adonc n’estoit mies bien hetiés, entendi que ses pays se perdoit enssi et que li dus d’Ango avoit là reconquis et fait tourner vers lui plus de quarante, que citez, que villes, que castiaux, et prendoient leur chemin pour venir devant Angouloime, et le savoit si de verité que par ses feaux et amés chevaliers le captal de Beus et monsigneur Thummas de Felleton, si fu mout penssieux. Nonpourquant il s’avisa qu’il se trairoit vers Congnach, qui est forte ville et fors castiaux, et y trairoit sa femme et ses enfans, et manderoit partout gens en Poito, en Saintonge, en Roerghe, en Limozin, où il les poroit avoir, et puis chevaucheroit contre les Franchois; car il ne volloit mies que il le trouvaissent enfremé, ne que si amy ne ennemy pensassent le contraire que il ne pewist encorres bien aidier. Si dist à monsigneur Richart de Pontchardon et à monsigneur Estievene de Gousenton: «Prendés de nos hommes deux cens armures de fier et chevauchiés sagement sus ce pays, et pourveés de vins, de bleds, de chars, d’avainnes et de farinnes le ville de Cougnach, car je me voeille traire de celle part et là faire mon amas de gens d’armes pour chevauchier contre le duc d’Ango qui si efforciement est entrés en mon pays.» Li dessus dit chevalier fissent tantost le coummandement dou prinche et se partirent d’Angouloime à tout deux cens armures de fier, et chevauchièrent sus le pays à destre et à senestre, et fissent amener et achariier touttes mannierres de pourveanches en le ville de Cougnach. Encorres escripsi li dis prinches au comte de Pennebrucq qui se tenoit en Mortagne sus mer en Poito, et li manda que tantost il venist deviers lui. Et envoiea li prinches son frère le comte de Cantbruge ens le ville de Bregerach pour le garder, se mestiers faisoit, contre les Franchois.