P. [231], l. 13: cesti.—Ms. B 6: ceste cy.

P. [231], l. 15: embara.—Ms. A 8: embrasa. Fo 332.

P. [231], l. 15: sever.—Ms. A 8: saillir.—Ms. B 2: sevrer.

P. [231], l. 32: chemin.—Le ms. B 6 ajoute: Et puis s’en retourna (le captal de Buch) devers Bregerach et là trouva venu le conte de Cantbruge et le conte de Pennebourcq et messire Thomas de Felleton à deux cens lanches. Sy se partirent les Franchois de devant le Linde et chevauchèrent vers Roergue pour trouver les gens du duc de Berry qui estoient à grant puissanche entrés en Limosin et conqueroient villes et chastiaus, et ossy faisoit le signeur, et se tournoient vers luy et devenoient franchois. Fo 771.

§ [658]. Ançois que.—Ms. d’Amiens: Or vous lairons nous à parler un petit dou duc d’Ango, dou duc de Berri et dou prinche, et parlerons de monsigneur Robert Canolles qui estoit, en ce meysme tamps que ces chevauchies dessus dites se faissoient, arivés à Calais, et estoient touttes ses pourveanches passées, gens d’armes, chevaux, harnas, charois et toutte mannierre d’artillerie.

Che fu, environ le Madelaine l’an mil trois cens soissante et dix, que messires Robers Canolles se parti de Calais, qui representoit le personne dou roy d’Engleterre. Et l’avoit li dis roys ordounné et fait chief de toutte ceste armée et chevauchie, et coummandé à tous chevaliers et escuiers qui avoecquez lui estoient, et à touttes autres mannierres de gens, que il obeyssent à lui en touttes ses ordounnanches et affaires; et qui en seroit rebelle, c’estoit sus à estre en le indignation de li et à perdre le royaumme d’Engleterre. Enssi estoit creés messires Robers Canolles chief de ceste chevauchie qui se fist si comme je vous diray enssuiwant; mès je vous noummeray aucuns chevaliers qui estoient de se yssue: premierement messire Thummas de Grantson, messire Alains de Bouqueselle, messire Gillebiert Griffart, le seigneur de Fil Watier, messire Jehans de Boursier, messire Jehans Mestreourde et pluisseurs autres. Si estoient bien doi mil hommes d’armes et quatre mil archiers et cinq mil hommes à piet, parmy les Gallois qui sieuwoient l’ost; et y avoit environ cent lanches de Escochois qui servoient les Englès à leurs saus et à leurs gaiges. Et avoient bien mil kars, kariaus et tous atelés, et leurs pourveanches sus, et dou sourplus très bien ordounné de quanqu’il leur couvenoit.

Si se partirent de Calais mout areement et passèrent devant Ghinnes et puis devant Arde, et envoiièrent leurs coureurs qui coururent jusques ens ès fourbours de Saint Omer et en ardirent une partie, et puis revinrent à leur ost qui estoit logiés assés priès de Tiereuanne. Et estoient li aucun de leurs compaignons à le escarmuche as barrierres, mais riens n’y avoient fait, car il avoient trouvé mout à qui respondre. Si se deslogièrent de là et s’acheminèrent deviers le chité d’Arras, ardant et essillant le pays; et tant esploitièrent que il vinrent en l’abbeie dou Mont Saint Eloy, à deux petites lieuwes d’Arras. Là se logièrent messires Robers et aucuns des chevaliers englès avoeeq lui, et li remannans ens ès villaiges d’environ. Si envoiièrent de leurs gens courir et escarmucier jusques à Arras, mès la ville estoit bien gardée et pourvueue de tout ce que il appertenoit pour le deffendre; si y firent chil qui de premiers y vinrent, mout petit. Quant messires Robers Canolles et ses gens eurent sejourné au Mont Saint Eloy que là environ par le tierme de quatre jours, et qu’il se furent bien rafreschi et leurs cevaux, car il trouvoient bien de quoy, le pays d’Artois plains et gras de bleds, d’avainnes et de fouraiges, car c’estoit à l’entrée d’aoust, il se deslogièrent et ranchounnèrent la dessus dite abbeie à non ardoir à trois cens frans et à six tonniaux de vin et sept muis de pain tout quit, et puis chevauchièrent oultre en costiant Arras pour venir vers Bapaummes et vers Peronne en Vermendois. Enssi que il passoient au dehors d’Arras par le porte qui oevre deviers Cambresis, li marescal de l’ost ne se peurent tenir qu’il ne venissent veoir uns grans fourbours qui là sont. Si chevauchièrent à grant esploit yaux et leurs routtes et vinrent, pour yaux aventurer et faire aucune appertisse d’armes, escarmucher jusques as bailles de le ville. Là trouvèrent il bien à qui parler, car il y avoit par dedens les bailles grant fuisson d’arbalestriers et d’autres gens deffendables qui leur vinrent au devant. Là eut trait et lanchiet mout longuement et pluisseurs navrés des uns et des autres. Au retour que li Englès fissent, il trouvèrent ens ces fourbours une mout belle eglise des Cordeliers. Si le violèrent et boutèrent le feu dedens et l’ardirent et ossi les grans fourbours qui là estoient où il y avoit grant fuisson de bons hostels, et puis s’en revinrent à leur host qui estoit logiés seloncq une petite rivierre qui vient d’amont deviers Aluelz en Pailluel à Arras.

A l’endemain, se deslogièrent li Englès et cevaucièrent deviers Bapaummes, ardant et essillant le pais, et ranchounnant les abbeies et les aucunes fortes maisons que ils ewissent bien eu d’assaut, se ils y volsissent avoir presse; mès il en avoient plus chier à prendre les florins que yaux travillier et trop sejourner. Et ossi il tiroient à venir à Paris et là environ, pour veoir se il seroient point combatu; car, si comme il disoient et moustroient, il ne desiroient autre cose que le bataille. Fo 169 vo.

P. [232], l. 11: aherdans.—Ms. A 8: adherans. Fo 332 vo.

P. [232], l. 18 et 19: darrainnement.—Ms. A 8: derrenierement.