[224] Les fêtes furent belles et longues (voy. Kervyn, t. Ia, p. 295; t. X, p. 554, et t. XXII, p. 315). Le roi, «ce qui n’estoit mie coustume» (Ist. et cr., t. II, p. 384), jouta contre Nicolas d’Espinoi, qui fut vainqueur (Relig. de Saint-Denis, t. I, p. 352) et reçut du roi mille livres parisis de rente.
[225] Le contrat fut signé le 29 mars 1386; mais le mariage n’eut lieu qu’en août de la même année. Froissart, qui y assista, en fit le sujet de plusieurs poésies. Voy. Kervyn, t. Ia, p. 298-300.
[226] Ce château, vanté par Froissart, avait été tout dernièrement bâti par le duc de Berri, «et encores y faisoit il ouvrer tous les jours» (Kervyn, t. Ib, p. 108).
[227] Sur les plaintes du sire de Parthenai et d’autres seigneurs du Poitou, demandant aide contre les ravages des garnisons anglaises (Chr. du bon duc Loys de Bourbon, p. 136-137), le duc de Berri avait nommé le duc de Bourbon capitaine général pour la guerre en Poitou, Berri et Auvergne; le roi, par lettres du 13 mars 1385, le nomma son lieutenant ès pays de Bourbonnais, Forez, Limousin, la Marche, Saintonge, Angoumois et Périgord (Guérin, Arch. hist. du Poitou, t. XXI, p. 391, n. 1). Les barons poitevins mirent 600 hommes d’armes et 60,000 francs à la disposition du duc de Bourbon, qui fixa à Niort, pour le 1er juin, le rendez-vous de son armée.
[228] Primitivement, Jean de Vienne devait emmener avec lui 1,000 hommes d’armes et 600 arbalétriers; au dernier moment, la composition de son armée se changea en 1,315 hommes d’armes et 300 arbalétriers (Jean de Vienne, p. 186). Cochon (Chr. normande, p. 176) parle de 1,400 lances; les Chroniques flamandes (Ist. et cr., t. II, p. 364) donnent les chiffres de 2,000 hommes d’armes et 500 arbalétriers. Les montres furent passées à Arras le 27 avril 1385. On trouve dans les mss. fr. 26020 et 26021 de la Bibl. nat. (Quittances de Charles VI) de nombreuses pièces relatives à l’approvisionnement de l’expédition d’Écosse. Hervé de Neauville avait fait préparer 183 nefs et fabriquer 2,000 claies pour être mises sous les pieds des chevaux (Mus. brit., Add. Charters 11356).
[229] Messire Édouard, comte de Grandpré, banneret, figure dans une montre tenue à Édimbourg, le 3 août 1385, avec 3 chevaliers bacheliers et 18 écuyers (Jean de Vienne, p. CXIV).
[230] Eustache de Voudenai, chevalier, figure dans une montre tenue à Arras, le 27 avril 1385, avec un autre chevalier et 10 écuyers (Jean de Vienne, p. CXXXI). Il avait assisté au siège de Pont-Audemer en 1378 (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 3040).
[231] Messire Jean de Sainte-Croix, sire de Sauvigni, banneret, figure dans une montre tenue à Reims, le 17 avril 1385, avec 10 chevaliers bacheliers et 97 écuyers (Jean de Vienne, p. CXXIX). Il fait partie d’une montre passée le 1er juin 1378 sous les murs de Pont-Audemer (Bibl. nat., Pièces orig. vol. 2747).
[232] Messire Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-George, banneret, figure dans une montre tenue à Édimbourg, le 3 août 1385, avec 5 chevaliers et 53 écuyers (Jean de Vienne, p. CXXVIII). Est-ce le même qui est écuyer en 1379 et fait, en 1380, la guerre en Normandie? (Bibl. nat., Pièce orig. vol. 2987).
[233] Messire Jacques de Vienne, seigneur de Longwi (et non de Pagni, comme le dit Froissart), banneret, figure dans une revue tenue à Reims, le 17 avril 1385, avec 4 chevaliers bacheliers et 26 écuyers (Jean de Vienne, p. CXXVII). Le seigneur de Pagni était Jean de Vienne, chevalier banneret, qui, lui aussi, prit part à l’expédition d’Écosse (Jean de Vienne, p. CXXVI).