De retour en France, Jean de Vienne démontre au roi le peu de fond qu’il faut faire sur l’alliance écossaise; il lui donne aussi des renseignements sur les forces de l’armée anglaise, contre laquelle le duc de Bourgogne voudrait organiser une grande expédition[366]. P. [280] à [282], [447] à [449].

CHAPITRE XXIII.

1385, 12-29 octobre. PRÉLIMINAIRES DE PAIX.—18 décembre. TRAITÉ DE TOURNAI.—1386, 4 janvier. ENTRÉE DU DUC ET DE LA DUCHESSE DE BOURGOGNE A GAND (§§ [489] à [502]).

Pour tenter sûrement une expédition contre l’Angleterre, que désirent le roi et le duc de Bourgogne et qu’approuvent le Connétable et l’amiral Jean de Vienne, il est de toute nécessité que la paix soit conclue avec les Gantois. Aussi le duc de Bourgogne se montre-t-il plus accueillant pour leurs propositions[367]. P. [282], [283], [449] à [451].

Depuis sept ans que durent les hostilités, le commerce des Flandres est presque ruiné et les villes souffrent de l’arrêt des affaires[368]. P. [283], [284], [451] à [453].

Les gens sages de la ville déplorent cet état de guerre, qu’ils redoutent de voir se renouveler et s’aggraver bientôt; mais ils n’osent en parler tout haut, par peur de Jean Bourchier, le gouverneur anglais, et de Pierre du Bois, soutenu par le parti des agitateurs. P. [284] à [286], [453] à [455].

Deux d’entre les notables cependant, Roger Everwyn[369], un batelier, et Jacques d’Eertbuer[370], un boucher, se décident à agir, après s’être assurés secrètement du concours de leurs métiers. P. [286], [287], [455] à [457].

Ils envoient un chevalier de Gand, Jean de Heyle, auprès du duc de Bourgogne pour implorer son pardon et lui dire combien la majorité des Gantois désire la paix, ne demandant que le maintien de leurs franchises.

Le duc consent à le recevoir, mais encore veut-il être certain de pouvoir compter sur François Ackerman, qu’il suppose favorable à la paix. Jean de Heyle obtient l’adhésion d’Ackerman, alors capitaine de Gavre, et retourne à Gand, muni des lettres du duc confirmant les franchises et accordant le pardon[371]. Il fait part de la réussite de ses négociations à Roger Everwyn et à Jacques d’Eertbuer. P. [288], [289], [457] à [460].

Rendez-vous est pris entre eux pour le jeudi suivant[372], neuf heures du matin. Jean de Heyle apportera les lettres du duc de Bourgogne; Roger Everwyn et Jacques d’Eertbuer, entourés de leurs amis et des doyens des métiers, qui, presque tous, sont de leur opinion, sauront bien décider le conseil communal à signer la paix.