—Vous voyez, j’ai sauvé un enfant, j’ai été en Crimée, je suis resté vingt-cinq ans dans le même magasin.
L’un d’eux s’est approché jusqu’à la porte: on le laisse circuler parce qu’il a la cataracte et est habitué à se promener avec un bâton le jour même de la foire.
—Si seulement je pouvais voir, nous dit-il! Où allez-vous?
Nous allons à Laon, puis de là à Charleville, de là à Bonn. Adieu! Voilà le parc, voilà la dernière maison de la ville, la première de la forêt, devant laquelle un enfant méfiant nous regarde, se réfugiant avec passion vers son grand-père qui arrive, l’étreignant:
—N’est-ce pas que c’est toi qui as tué les Prussiens? lui crie-t-il.
Le vieux le prend dans ses bras, le console, lui répète que oui, puis, profitant de ce que le gamin cache son visage,—à la hâte, pour n’être point surpris pendant l’aveu,—du doigt il nous fait signe que ce n’est pas vrai, que c’est nous.
TABLE
| Pages. | |
| [LE RETOUR D’ALSACE] | [1] |
| [LA JOURNÉE PORTUGAISE] | [97] |
| [PÉRIPLE] | [113] |
| [DARDANELLES] | [187] |
| [LES CINQ SOIRS ET LES CINQ RÉVEILS DE LA MARNE] | [201] |
IMPRIMERIE CHAIX, RUE BERGERE, 20, PARIS.—2640-3-47.—Œncre Lorilleux.