[162] Edme Stuart, comte, puis duc de Lenox, avait épousé, en 1572, Catherine de Balsac, tante et non cousine germaine de la marquise de Verneuil.

[163] Jean, baron d'Harambure, grand giboyeur de la maison du Roi. Il était borgne, dit Tallemant des Réaux.

[164] Il y avait deux ans. Voy. au [25 février 1603].

[165] Héroard le nomme Charles le [25 février 1603], et ce peintre paraît pourtant être le même. Voy. plus haut, à la date du [12 février] et au [15 juin 1604].

[166] Le 24 novembre 1587 le duc de Guise avait battu à Auneau dans la Beauce, une armée de Suisses et d'Allemands qui allaient joindre le roi de Navarre: elle était commandée par le baron de Donaw.

[167] Le 15 mars suivant, Héroard laisse en blanc le nom de ce sculpteur, mais il le dit Flamand et retiré à Florence; puis le 17 il le nomme Du Pré, en ménageant la place de son prénom. Il s'agit certainement d'un autre artiste que Guillaume Dupré, dont Héroard parle le [21 septembre 1604], en le disant natif de Sissonne, près de Laon. Dans ce statuaire flamand, retiré à Florence, on serait tenté de reconnaître le célèbre Jean de Bologne, né à Douai en 1524 suivant Baldinucci, en 1529 suivant Mariette, et dont le nom de famille est resté inconnu. On sait que Jean de Bologne commença en 1604, pour la France, le cheval de bronze destiné à la statue de Henri IV; qu'après la mort de cet artiste, en 1608, Pierre Tacca, son élève, fut chargé d'achever ce travail; que la figure équestre de Henri IV, terminée en 1611, fut placée sur le Pont-Neuf à Paris, en 1614, et qu'elle fut détruite en 1792. Jean de Bologne, âgé en 1605 d'au moins soixante-seize ans, aurait-il fait à cette époque un voyage en France ignoré de ses biographes, et son nom de famille serait-il Dupré ou Desprès? Cela ne nous paraît pas probable, et il s'agit sans doute d'un de ses élèves et compatriotes.

[168] Héroard fait écrire au Dauphin les mots à mesure qu'il les dit et figure la prononciation de l'enfant dans cette lettre comme dans son journal:

«Papa je pie Dieu qu'i vou donne le bon jou et à maman. Je me pote bien tout pest à faire un peti sau pou vote seuice. Fefé Vaneuil est en pison pouce qu'il a fait l'opiniate et moi je ne le sui pu. J'ay bien touné le robiné j'ay fai mouillé lé dame bien for. Adieu papa maman je sui vote tesumble et tes obeissan fi et seuiteu.—Daulphin.»

[169] Héroard a conservé ces griffonnages qui n'ont encore aucune forme; ils sont reliés avec son Journal, dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale.

[170] Ces fontaines, construites par Francine, étaient accompagnées d'orgues hydrauliques; cette mode durait encore au commencement du règne de Louis XIV, et la grotte de Versailles avait aussi des orgues hydrauliques.