Janv
1602
Le 13, dimanche, à Saint-Germain.—LL. MM. le viennent voir, oyent la messe en sa chambre puis s'en vont dîner; LL. MM. sont parties à une heure et demie. La Reine avoit, le jour de devant, amené Antoinette Joron pour nourrice, l'autre n'ayant point été trouvée propre.
Le 16, mercredi.—Le cavalier Juigny, ambassadeur du Grand-Duc, l'est venu voir pour lui dire adieu; et, par commandement de la Reine, Decourt, peintre du Roi[29], en tire un crayon pour l'envoyer à Florence.
Le 18, vendredi.—Achevé de peindre par M. Decourt.
Le 20, dimanche.—Le chevalier de Sancy le vient voir.
Le 21, lundi.—Je lui donne le bonjour et pars à onze heures pour aller à Paris, en compagnie de Mlle Lemaire, sa seconde nourrice, qui se retire pour n'avoir point été agréable à la Reine, par la persuasion de quelques personnes qui étoient près de Sa Majesté. C'étoit une très-honnête femme, fort douce, qui avoit beaucoup de lait et fort bon; et plût à Dieu que Monseigneur le Dauphin en eût été nourri au lieu de la première. Il en eût été mieux pour sa santé, et je crois qu'il eût été nourri seulement d'un lait. Dieu le veuille pardonner à ceux qui en sont cause.
Le 28, lundi.—Le Roi et la Reine arrivent.
Le 29, mardi.—La Reine le vient voir à trois heures; le Roi et la Reine le viennent voir à cinq heures.
Le 30, mercredi.—Le Roi et la Reine y sont venus à une heure, le Roi et la marquise de Verneuil à cinq heures; il leur a fort ri et s'est joué avec eux.
Le 1er février, vendredi.—Le Roi et la Reine ont été présents depuis quatre heures et demie jusqu'à cinq heures.