Le 30, samedi.—En chassant il arrive à Mantes, où il soupe et couche.

Le 31, dimanche.—Il va à la messe à Notre-Dame Déc
1617 et à sept heures entre en carrosse, et part de Mantes; va à Fresne, où il arrive à neuf heures et où il a dîné: ensuite il va à cheval en chassant jusques à Saint-Germain-en-Laye, où il arrive à deux heures et un quart. La Reine, qui ne faisoit que d'arriver[282], le reçoit à l'entrée de la salle; il va chez la Reine, puis au petit cabinet de la galerie, où il s'amuse à faire des fusées. A six heures et demie soupé; il va après chez la Reine, en revient à huit heures trois quarts.

ANNÉE 1618.

Le journal d'Héroard devient plus concis.—[Intimité croissante avec M. de Luynes].—[Le Roi visite Madrid, et y va loger].—[Congé donné aux Notables mandés de Rouen].—[Soupers chez M. de Luynes; remarques d'Héroard].—[Ballets].—[Incendie au palais de Justice].—[Mort de la duchesse de Nevers].—[Uniformité de la vie du Roi].—[Plaintes des ducs et pairs contre le garde des sceaux].—[Le Roi donne la barette à M. de Gondi].—[Il va à Grosbois chez le comte d'Auvergne].—[M. de la Rochefoucauld nommé grand aumônier].—[Le Roi à Soissons].—[A Coucy].—[Le cardinal de Savoie].

Le 3 janvier, mercredi.—Il va en carrosse à la garenne, où il vole et court des lièvres avec ses lévriers, revient à cinq heures, par les terrasses, chez la Reine, où il a goûté d'un gâteau au beurre fait par Mme Bélier.

Le 4, jeudi.—A sept heures, éveillé par Beringhen, fort gai, il va à l'assemblée à Joyenval, y dîne. Courant le cerf, il rencontre un petit porte-panier, lui fait déployer toute sa marchandise, et l'achète, laissant le marchand bien joyeux, qui pensoit que ce fussent des voleurs; il fut bien aise de lui avoir fait cette peine. A onze heures il va au laissez-courre; il avoit fort gelé; courant, il en voit qui tremblent, ne court plus, s'en revient et va chez la Reine, se couche à sept heures trois quarts.

Le 6, samedi.—Soupé en la chambre de M. de Luynes, il va après à la comédie françoise.

Le 10, mercredi.—Il va chez la Reine, puis à la chambre de M. de Luynes, qui devoit donner la collation de confitures, va à la cuisine, où se proposoit de souper M. de Luynes, et demande à souper au cuisinier, se fait porter un couvert, et a soupé.

Janv
1618