Le 12, jeudi.—Il va au logis de M. de Schomberg, où il a soupé.
Le 25, mercredi.—Il arrive à quatre heures à Sainte-Foy-la-Grande, qui se remet en son obéissance[387].
Le 26, jeudi, à Sainte-Foy.—Il va à confesse au P. Séguin, à la messe et à la procession à la Fête-Dieu.
Le 31, mardi.—Il part d'Aiguillon et arrive au Port-Sainte-Marie.
Le 2 juin, jeudi.—Il va à Agen pour la deuxième fois, va à l'évêché, où M. l'évêque[388] lui donne à souper.
Le 8, mercredi.—A neuf heures il monte à cheval, part de Villemande, ayant fait mettre en marche son armée en bataille. Passant près de Montauban, il a dîné à onze heures à Albias, dans un champ labouré, au grand soleil. Il remonte après à cheval, va voir les attaques qui se faisoient à Négrepelisse, qui avoit refusé les portes[389].
Le 10, vendredi.—Il va à la fenêtre, d'où il voit l'assaut qui se donnoit à Négrepelisse, qui fut prise; tout tué et le lendemain brûlé.
Le 12, dimanche.—Il va à la messe en la rue, sous le portique de son logis; monte à cheval. A sept heures il part de las Gardies, village, passe la rivière de l'Aveyron et arrive à Montricous; va au conseil.
Juin
1622
Le 13, lundi.—Il arrive à la plaine de Campadour, qu'il avoit donnée pour rendez-vous à l'armée, y dîne sous des pruniers. A midi il monte à cheval, et va voir faire un logement au siége de Saint-Antonin[390]. Il y fut tiré un coup de piste, portant balle de plomb de la grosseur d'un œuf, qui passa droit et au-dessus de lui. Il arrive à trois heures aux Granges, et y a soupé, en un très-méchant logis.