[261] La Reine mère fit arrêter le prince de Condé parce qu'il continuait ses menées et menaçait de reprendre les armes.—Voy. tous les détails dans le Journal d'Arnauld d'Andilly, p. 194 et 195.—Ce jour-là le Roi reçut la cour souveraine, le prévôt des marchands et les ambassadeurs, pour leur expliquer la cause de cette mesure.

[262] Même mention pour le jour suivant.

[263] En rêvant à Abimélech, le Juge féroce d'Israël, le Roi est peut-être encore sous l'impression du déplaisir que lui a laissée, quelques jours avant, l'insolence du maréchal d'Ancre.

[264] «Discours au vrai du ballet dansé par le Roi le dimanche 29e de jour janvier 1617, avec les dessins, tant des machines et apparences différentes que de tous les habits des masques;» par Durand, Paris, P. Ballard 1617, in-4o. L'auteur était un poëte qui finit, peu après, en place de Grève pour un pamphlet contre le duc de Luynes.

[265] Louise, fille de Charles de Bourbon, comte de Soissons, et de Anne de Montafié, mariée le 30 avril à Henri d'Orléans, duc de Longueville, né en 1595, mort le 11 mai 1663; elle mourut le 9 septembre 1637; sa fille unique épousa le duc de Savoie-Nemours, et son mari se remaria avec Anne-Geneviève de Bourbon-Condé.

[266] Gabrielle de Pluvinel, fille du premier écuyer et de Marie de Mancel, mariée: 1o à Simon Marion, baron de Druy, fils du contrôleur général des finances; 2o à Charles de Biancourt, fils de M. de Potrincourt, gouverneur du Canada; 3o à Charles de Poix; ces deux derniers furent «écuyers en chef d'académie», comme M. de Pluvinel.

[267] Héroard a laissé dans son journal une page en blanc.

[268] Il fut mis alors à la tête du conseil par suite du changement de politique extérieure, dont M. de Luynes devint le maître.

[269] La Reine mère, en apprenant le meurtre du maréchal, avait dit: «J'ai régné sept ans; il ne faut plus penser à d'autre couronne qu'à celle du ciel.» Elle demeura quelques jours encore au château, mais se voyant abandonnée, elle demanda à se retirer à Blois, où Richelieu, alors secrétaire d'État, l'accompagna. Elle y fut bientôt tenue prisonnière et s'échappa, grâce au duc d'Épernon, dans la nuit du 21 au 22 février 1619; elle se retira alors à Angers, et se déclara pour les mécontents.—Le Roi vit sa mère dans l'antichambre le jour de son départ; elle pleura, ils se parlèrent assez vivement, et le Roi se retira «de peur de faiblir». Il alla coucher à Vincennes «extrêmement accompagné». Héroard a encore laissé ici une page blanche.

[270] Le Roi revient de Vincennes le 13, se confesse au père Arnoux, touche des malades, reçoit le compliment des cours souveraines pour la mort du maréchal d'Ancre.