CHARLON. Voyez POIRE CHARLON.
CHARMEUR DE SERPENT, s. m. Ce terme, que les dictionnaires donnent comme hors d'usage, est usité encore dans plusieurs communes de notre canton.
CHAROGNE, s. f. (fig.) Terme ignoble et injurieux.
CHAROTON, s. m. Charretier. En vieux français: Charton.
CHAROTTER, v. a. Trimballer, mener partout, charrier. [P. G.]
CHAROUPE, s. f. Se dit d'une personne paresseuse, lâche, indolente. J'ai cessé de prendre intérêt à cette tailleuse: ce n'est qu'une charoupe. Cette jeune femme est active et vaillante; mais sa charoupe de mari se contente de boire, manger et dormir. Terme suisse-roman et dauphinois. En provençal, charospo se dit d'une femme de mœurs dissolues.
CHAROUPÉE, s. f. Quantité de monde, ribambelle. Une charoupée de badauds. C'est grande pitié de voir un si petit cheval traîner une pareille charoupée de monde (une pareille charretée).
CHAROUPER, v. n. Fainéanter. Une lavandière me disait, en se plaignant de son mari: Pendant que je m'estringole tout le jour, lui ne fait que charouper. Dans le canton de Vaud on dit: S'acharoupir.
CHAROUPERIE, s. f. Profonde paresse.
CHAROUPIONGE, s. f. Paresse excessive, apathie complète, fainéantise incurable. Terme trivial, mais énergique. Tu la crois malade, la Glaudine? Pas plus: c'est la charoupionge qui la tient et rien d'autre. Terme suisse-roman.