CHASSE-GUEUX, s. m. Valet de ville, écorcheur de voirie, équarrisseur. «A commencer dès demain matin 19 de septembre, les Chasse-gueux auront ordre de jeter du poison dans les rues et places publiques, et d'assommer tous chiens non emmuselés.» [Ordonnance de police du 18 septembre 1786.]
† CHASSE-PAREILLE, s. f. Salsepareille.
CHAT, s. m. «Chat échaudé craint l'eau froide,» est un proverbe français qui signifie: Que lorsqu'une chose nous a causé une vive douleur, ou nous a été fort nuisible, nous en craignons même l'apparence. A Genève, beaucoup de personnes estropient ce proverbe et disent: Chat échaudé craint l'eau chaude; ce qui n'est plus qu'une très-insipide niaiserie.
CHÂTAGNE, s. f. Cuire des châtagnes, bresoler des châtagnes. Écrivez et prononcez «Châtaigne.»
CHÂTAGNE, s. f. Férule, coup donné sur la main d'un écolier avec une petite palette de bois ou avec une lanière pour le punir de quelque sottise. Recevoir la châtagne; mériter la châtagne. Punition inconnue aujourd'hui dans nos écoles.
CHATANCE, s. f. Voyez CHETTANCE.
CHATIÈRE, s. f. Nous disons figurément et facétieusement de quelqu'un qui déménage à la sourdine et sans payer ses dettes: Il a mis la clef à la chatière, c'est-à-dire: «Il a mis la clef sous la porte,» comme s'expriment les dictionnaires. Quand il s'est vu assailli de créanciers, il n'a fait ni un ni deux; il a mis la clef à la chatière, et il a filé.
CHATON, s. m. Gourdin, bâton. Dans le dialecte fribourgeois et en vieux français on dit: Saton.
CHATTE, s. f. Nous disons proverbialement: C'est où la chatte a mal au pied, pour signifier: C'est là le point difficile, c'est là le hic, c'est là le nœud de l'affaire. Nous savons où la chatte a mal au pied (nous savons où le bât blesse).
CHAUD, s. m. Nous disons: Prendre quelqu'un au chaud du lit. On doit dire: Prendre quelqu'un au saut du lit, c'est-à-dire, au moment où il saute à bas de son lit.