COULOUVRINE, s. f. Coulevrine, ancienne pièce d'artillerie plus longue que les canons ordinaires. C'est du mot coulevrine que s'est formé celui de Coulouvrenière, vaste emplacement consacré à nos tirs.

COUP DE CHALUMEAU, s. m. Soleil ardent, soleil donnant aplomb. Expression de nos milices. Dis donc, Marcelin, quels coups de chalumeau on recevait hier à cette revue.

COUP DE FROID, s. m. Coup d'air, refroidissement. Prendre un coup de froid; avoir un coup de froid. Ce n'est pas une pleurésie, c'est un très-mauvais coup de froid.

COUP DE PARTI, s. m. Coup de partie, coup qui décide du gain de la partie, coup avantageux. En achetant cette bicoque, il a fait un coup de parti.

COUPE, s. f. Mesure de capacité pour les grains, laquelle équivaut environ à soixante-dix-sept litres. La coupe de blé a coûté, en avril 1847, quarante-deux francs.

COUPEAUX, s. m. pl. Copeaux, éclats de bois.

COUPER, v. a. Couper pique, couper trèfle, etc. Terme du jeu de cartes. Dites: Couper À pique, couper À trèfle.

COUPER, v. neutre. Se dit des couleurs, et signifie: Trancher, faire un contraste trop grand, n'être pas assorti. Le brun et le jaune coupent trop, c'est-à-dire: Sont des couleurs trop tranchantes.

COUPER LA CHIQUE. Terme trivial. Rabattre le caquet, couper le sifflet.

COUPER, v. a. (fig.) Pour dire: Supplanter quelqu'un, lui enlever sa place, son poste, etc., nous disons figurément et proverbialement: Lui couper l'herbe sous les pieds. L'Académie dit: «Lui couper l'herbe sous le pied.» Les proverbes et locutions proverbiales quelconques doivent être conservées intactes, ou elles cessent d'exister. «Ils veulent nous couper l'herbe sous le pied,» dit Voltaire, dans ses Dialogues, t. II, p. 186, édition de Baudouin frères.