† DÉGAL, s. m. Dégât. Aurait-on jamais émaginé un dégal semblable?

DÉGIGANDÉ, ÉE, adj. Homme dégigandé; femme dégigandée. On dit en français: «Dégingandé.»

DÉGLÉTIR, v. a. Dégluer, ôter la glu. Voyez AGLÉTIR.

DÉGONFLER (SE), v. pr. Épancher, dire tout ce qu'on a sur le cœur. Je lui ai enfin parlé nettement, et je me suis dégonflé.

DÉGORGER, v. a. (fig.) Restituer, rendre ce qu'on avait pris frauduleusement. Il m'a escroqué dix francs, mais il faudra bien qu'il les dégorge.

DÉGOÛTAMMENT, adv. D'une façon dégoûtante. Manger dégoûtamment. Terme que les Dictionnaires ne feraient pas mal d'accueillir.

DÉGREDELER, v. n. Dégringoler, descendre les degrés plus vite qu'on ne le voudrait, rouler en tombant dans un escalier. On ne voyait goutte, j'ai dégredelé au bas de la rampe.

DÉGREUBER, v. a. Nettoyer, laver. Dégreuber une table, dégreuber un buffet. Voyez GREUBE.

DÉGRUFFÉ, ÉE, s. et adj. Un garçon dégruffé est celui qui est vif, éveillé, espiègle, qui voit clair dans les affaires et qui sait facilement se tirer d'une position difficile. Expression curieuse, qui n'a pas d'équivalent exact en français.

DÉGUILLE, s. f. Non-succès, échec, affaire manquée. Dans la langue de nos Étudiants, déguille se dit (ou se disait) d'une mauvaise composition.