DÉMONE, s. f. Femme ou fille très-méchante. La fille à Nicolas est une pouine, une démone. Terme rouchi, etc.

DÉNIOTER, v. a. Dénioter quelqu'un, c'est: L'Ôter, l'arracher de sa niote, c'est-à-dire, de son trou, de son coin. On ne peut pas le dénioter de chez lui. R. niot, nid.

DENT DE L'ŒIL. Dent œillère.

DENTELLES, s. f. pl. Nous disons: Faire des dentelles, blanchir des dentelles, porter des dentelles; mettre des dentelles à un chapeau. Dans ces exemples et les analogues, il faut employer le singulier et dire: Faire de la dentelle, porter de la dentelle, etc. «Ma broderie et ma dentelle suffisent pour m'entretenir.» [J.-J. Rousseau.]

DÉNUTÉ, TÉE, adj. Se dit de quelqu'un qui est privé du nécessaire, de quelqu'un qui est dans un état de gêne complète. Il n'a pas sistance; il est dénuté de tout. Ce terme, connu en Lorraine et sans doute ailleurs, doit être plus ancien que le mot «Dénué.» R. denudatus.

DEPELOTONNER, v. a. Défaire un peloton.

DÉPENSEUR, DÉPENSEUSE, s. Dépensier, dépensière.

DÉPÉTRENÉ, NÉE, adj. Qui a la poitrine découverte d'une manière peu séante. Dans le Berry et en Dauphiné on dit: Dépoitriné; en provençal, despeitrina. Dans notre patois, le mot pétrena (a très-bref) signifie: Poitrine.

DÉPONDRE, v. a. et n. Signifie: 1o Enlever, décrocher. Dépondre les rideaux. L'estomac me dépond (j'ai grand faim); je me sens tout dépondu, tout détraqué; 2o Discontinuer. Il y avait un monde, un monde, à cet ensevelissement: depuis Plainpalais jusqu'à Bel-Air ça ne dépondait pas. Aux heures où le docteur Prévost recevait, les malades ne dépondaient pas, c'est-à-dire: Se succédaient sans interruption. Nous voici près de la ville, Mesdemoiselles, dépondons-nous; c'est-à-dire: Cessons de nous donner le bras. Expression des domestiques.

DÉPRESSÉ (ÊTRE). Se dit des personnes et signifie: Être moins pressé, avoir des occupations moins urgentes, avoir du répit dans son travail. Quand je serai dépressé, j'irai vous voir.