EMBIJÔNER, v. a. A la même signification qu'embijôler, dont il n'est qu'une corruption.
EMBLOUSER QUELQU'UN. Le mettre dedans, le duper, le friponner dans une affaire. [P. G.]
EMBLOUSER (S'), v. pron. Se fourvoyer dans une affaire, se mettre dedans, être dupe par sa faute. [P. G.]
EMBOIRE, v. neutre. Boire. Ce papier emboit. «S'emboire» est français, mais il ne se dit qu'en peinture. «Les couleurs de ce tableau s'emboivent,» c'est-à-dire: S'imbibent dans la toile. «Tableau embu.» [Acad.]
EMBOIRE, v. neutre. Boire. Faire emboire une étoffe, faire emboire du linge, signifie: Plissoter deux morceaux d'étoffe ou deux morceaux de linge inégaux, pour les égaliser. On dit en français: Faire boire une étoffe, faire boire du linge,» c'est-à-dire: Les tenir lâches en les cousant.
EMBOUTI, s. m. Sorte d'étoffe piquée. Une jupe d'embouti.
EMBOUYONNER, v. n. Tremper la lessive. Terme des campagnards. R. bouïe, lessive.
EMBRELICOCAGE, s. m. Confusion, brouillamini, quiproquo. Il y a là-dessous un embrelicocage auquel je ne comprends rien.
EMBRELICOQUER, v. a. Emberlucoquer, troubler, embarrasser. S'emploie surtout au réfléchi: S'embrelicoquer. R. brelue, berlue.
EMBRELIFICOTER (S'), v. pron. S'emberlucoquer, s'embrouiller. Terme suisse-roman et français populaire. Nous disons aussi: S'embrelificoquer et s'emberlificoquer: toutes expressions qui appartiennent au français populaire.