EMME, ÉME, ou EIME, s. m. Esprit, intelligence, jugement. Il n'a point d'eime. Terme jurassien, dauphinois et vieux français. R. anima?
ÉMOTTER, v. a. Émonder. Émotter un ormeau. C'est le mot patois émotà.
ÉMOURGER (S'), v. pron. S'animer, se réveiller, se donner de la peine. Courage, Adolphe, émourge-toi. C'est aujourd'hui qu'il faut s'émourger. A l'actif, émourger, mettre en train.
EMPAFFER (S'), v. pron. Signifie: 1o S'empiffrer, se gorger de nourriture; 2o Faire excès de vin ou de liqueurs. Terme français populaire.
EMPARE, s. f. Marge, champ. (fig.) Prendre de l'empare (prendre de la marge); avoir de l'empare (avoir de la marge). En évaluant à 25,000 francs nos frais d'établissement, nous avons de l'empare. En vieux français, emparer signifie: Prendre, saisir.
EMPARER, v. a. Soutenir le parti de quelqu'un. Emparer quelqu'un; emparer une gageure. En vieux français, emparer signifie: Protéger, fortifier; emparement, protection.
EMPÂTIÈRE, s. f. Huche, pétrin, pétrissoire. Dans notre patois, patîre a le même sens.
EMPATOUFFLER (S'), v. pron. Se couvrir, se remplir involontairement les mains ou le visage d'une matière gluante ou épaisse. S'empatouffler de miel; s'empatouffler de suif; s'empatouffler de beurre. L'enfant niait avoir visité l'armoire des provisions; mais son visage empatoufflé de confitures le trahissait. R. patte?
EMPÊCHER À QUELQU'UN DE. Dites: Empêcher quelqu'un de. Je lui empêcherai bien d'entrer. Empêche-leur de se battre. Notre plus belle vache a une maladie qui empêche au lait de sortir.
EMPÉGÉ, ÉE, adj. et part. Embarrassé, empêtré, pris, arrêté. Nous fûmes accostés et empégés par ton babillard de cousin. En provençal, empeiga signifie: Enduire de poix, coller. R. pége. Voyez ce mot.