AIGUILLETTE, s. f. Terme de couturière. Aiguille à lacer, passe-lacet.

AIGUISEUR, s. m. Émouleur.

AIR, s. m. Ressemblance. Nous disons: Donner de l'air à quelqu'un, pour signifier: Avoir de son air, avoir sa tournure, avoir son allure, lui ressembler à plusieurs égards. Il donne beaucoup d'air à son frère, et encore davantage à son oncle. Expression méridionale.

AIRER, v. a. Airer un appartement. Dites: Aérer un appartement, c'est-à-dire, y faire circuler l'air. Chambre bien aérée.

AIRRHES ou ERRHES, s. f. pl. Arrhes. Donner des airrhes à une domestique. Rendre les airrhes. Doubler les airrhes. Terme méridional et vieux français.

AISE, s. f. Être mal à son aise, signifie: Être un peu indisposé, n'être pas bien portant. Par ces temps de brouillard, je me sens mal à mon aise; je suis mal à mon aise; je me trouve mal à mon aise; c'est-à-dire: Je ne suis pas entièrement bien; il y a quelque chose qui cloche, ma santé ne va pas.

AISES, s. f. pl. Vaisselle de terre. Laver les aises. La patte d'aises; la patte aux aises. Terme suisse et savoisien. En languedocien, aisine se dit de toutes sortes d'ustensiles propres à contenir des choses soit liquides, soit solides; ainsi Un plat, un baquet, un panier, une cruche, sont autant d'aisines. En Franche-Comté et dans le vieux français, aisement signifie: Ustensile de ménage.

AISES, s. m. pl. Ce mot est féminin. Ne dites donc pas: Il se donne tous ses aises; il prend tous ses aises. Solécisme assez répandu, et qui nous vient du vieux français, où aise avait le genre masculin.

AJOSSER (S'), v. pron. S'accroupir, se tapir. La poule est ajossée sur ses œufs. Cette petite Adèle est toujours ajossée au coin du feu. En languedocien, s'ajhassa veut dire: Se coucher.

AJOUTURE, s. f. Ajoutage. Faire une ajouture à une robe.