† EN PREMIER, adv. Premièrement, d'abord. Nous irons en premier chez l'oncle, et ensuite chez le cousin. Français populaire.
ENRAIDI, IE, adj. et part. Voyez ENROIDI.
ENRAUFER ou ENRÔFER, v. a. Salir, couvrir d'ordures. En vieux français, roffée signifie: Gale, croûte de gale. [Voyez Roquefort, Glossaire de la langue romane.]
ENROIDI, IE, adj. et part. Roidi, devenu roide par le froid ou par une cause quelconque. Je me sens tout enroidi, tout enraidi; j'ai le cou enraidi. S'enroidir ou s'enraidir, v. pron. Se roidir. Mon bras et ma main s'enraidissent. Terme méridional.
ENROSSER, v. a. Flouer, attraper, mettre dedans. On t'a joliment enrossé avec ce cheval. Il s'est laissé enrosser d'un tas de rossignols (rebuts de magasin). Le croyez-vous assez enrossé avec sa vieille comtesse? R. rosse.
† ENROUCHÉ, ÉE, adj. Enroué, qui a de l'enrouement. Le froid l'a enrouché. Pauvre Suzon, te voilà donc bien enrouchée. R. rouche. Voyez ce mot.
ENROUURE, s. f. Enrouement, maladie du gosier. Une forte enrouure. Terme suisse-roman, dauphinois et languedocien.
† ENSAUVER (S'), v. pron. Se sauver, s'enfuir. Ensauve-toi, ensauve-toi! on te court après. Voilà l'hussier: ensauvez-vous!
ENSEIGNE, s. f. À bonne enseigne, c'est-à-dire: À juste titre, avec des sûretés. Si ton frère a pris cette résolution, ce n'est qu'à bonne enseigne. On dit en français: «À bonnes enseignes.»
ENSEVELIR et ENTERRER n'ont point le même sens. «Ensevelir,» c'est: Envelopper un corps mort dans le drap appelé linceul. «Enterrer,» c'est: Mettre en terre le corps mort. L'historien suisse, Ruchat, s'est donc exprimé peu correctement dans la phrase suivante: «Calvin mourut le 27 mai (1564), et fut enseveli tout simplement au cimetière commun de Plainpalais.» Il fallait dire: Enterré, ou Inhumé.