ESSOURER (S'), v. pron. Sortir de chez soi pour prendre l'air. Il faut que l'on s'essoure un peu aujourd'hui. Ce n'est pas s'essourer que de se promener dans des rues humides et étroites. Nous disons aussi à l'actif: Essourer des couvertures, essourer des coussins, essourer un lit; c'est-à-dire: Les mettre à l'air. L'Académie dit: «Essorer du linge,» en ajoutant que ce terme est peu usité. Essourer et s'essourer sont fort usités dans le dialecte genevois.
† ESTATUE, s. f. Statue. Il restait là planté comme un idoine, comme une estatue. Terme méridional et vieux français.
ESTIME, s. f. Estimation. Acheter des meubles à l'estime. Terme méridional.
ESTOC, s. m. Esprit, imagination, sagacité, capacité. Avoir de l'estoc, signifie: Avoir de la tête, trouver facilement des ressources, se tirer d'affaire aisément. Le contraire est: Manquer d'estoc, être sans estoc. Terme picard et lorrain. En Dauphiné, cela ne vient pas de son estoc, signifie: Cela ne vient pas de lui. En vieux français, estoc avait le sens de: Race, extraction, lignée; et dans le dialecte de Valenciennes on appelle homme d'estoc «Un homme comme il faut.»
ESTOMAC (UNE). Estomac dérangée, estomac serrée. Ce mot est masculin, et il se prononce estoma.
ESTOMACHIQUE, adj. Stomachique.
† ESTRAIT, s. m. Estrait d'absinthe. Un verre d'estrait. Écrivez «Extrait,» et donnez à l'x le son qui lui est propre.
ESTRANGALA, s. f. Grand filet de pêche. Terme vaudois.
† ESTRÉMENT, adv. Extrêmement. Le temps n'est pas, pour dire, estrément mauvais. N'as-tu pas estrément soif, Carizot?
ESTRIFFE, s. f. Discussion, dispute, querelle, castille. Dans le vieux français ce mot était masculin et il s'écrivait estrif.