FERRONNEUR, s. m. Celui qui va en ferron.

FERTIER ou MARCHAND FERTIER, s. m. Ferronnier, marchand de fer. Terme vaudois et savoisien. On dit à Lyon: Ferratier.

FÊTE À DIEU, s. f. Fête-Dieu.

FEU (LE). Jouer au feu. Ce jeu d'enfant est appelé en France: «Jeu du moulin.»

FEU, s. m. Hêtre, fayard. Feu se dit au village de Veirier, à Monetier et lieux circonvoisins. En Languedoc on dit: Fâou; en vieux français, fau.

FEUILLE, s. f. Feuillet, deux pages d'un livre. Distrait dans ma lecture, je tournai deux feuilles à la fois.

FEVROTTER, v. n. Avoir la fièvre. Ce verbe n'est employé, je crois, que dans ce proverbe des campagnards: Se fevry ne fevrotte, mâr marmotte. «Si février ne tremble pas la fièvre,» c'est-à-dire: Si les rigueurs du froid ne tombent pas sur le mois de février, «c'est mars qui en souffre,» c'est-à-dire: Les rigueurs tombent sur le mois de mars. Voici le proverbe vaudois: Se févrai ne févrotte, mar vein ke to debliotte (mars vient qui déblotte et détruit tout). Voyez DÉBLOTTER, p. 137.

FIBRE (UN). Fibres délicats; fibres tendus; longs fibres. Solécisme fréquent, qui nous vient du vieux français, où ce mot était masculin. Au milieu du dix-huitième siècle, le grammairien Féraud faisait encore fibre masculin.

FICHAISE, s. f. Terme trivial. Chose de peu d'importance, bagatelle, vétille, niaiserie. La belle fichaise! Dire des fichaises. Français populaire.

FICHIMASSER, v. n. Terme trivial. Vétiller, s'amuser à des bagatelles. Français populaire.