GAGNER À SON AVANTAGE. À mesure que notre petite Alexandrine grandit, elle gagne beaucoup à son avantage. Gagne-t-on à son désavantage?
GAGUI, s. f. Femme ou fille éhontée, dont la mise annonce le désordre et la crapule. Une dégoûtante gagui. Terme vaudois et neuchâtelois. Dans le vieux français, gagui ou gaguie se disait d'une grosse femme, fraîche et enjouée.
GAI, GAIE, adj. Se dit figurément d'une chose qui est au large dans sa place, dans son lieu. Cette vis est trop gaie, trop libre, elle ne tient pas. Ma tabatière était trop gaie, elle s'est ouverte dans ma poche. Cette nourrice a le lait gai. Terme dauphinois, lorrain, etc., qui n'a point d'équivalent exact en français. Le dictionnaire de Trévoux [1721] avait relevé ce sens, qui a été abandonné à tort par la plupart des lexicographes subséquents. Laveaux l'a recueilli, mais il ne le donne que comme terme de marine: Un mât libre.
GAIEMENT, adv. (Au sens figuré.) Cette vis entre trop gaiement, c'est-à-dire: Elle est trop libre, elle ne serre pas assez.
GAILLEMÂFRER, v. a. Bâfrer, dissiper en excès de table.
GAILLEPAN, s. m. Mauvais drôle, chenapan, bandit, vagabond. En Normandie, on dit: Galapian; dans le Berry et en Picardie, gaillepat; dans le bas Limousin, golopian, etc.
GALAMAR, s. m. Écritoire. Voyez CALAMAR.
GALANCER (SE), v. pron. Terme des campagnards. Se balancer.
GALANDAGE, s. m. Cloison hourdée, cloison faite de bois et de gypse. Ce n'est pas un mur, c'est un simple galandage. Deux coups de hache ont suffi pour enfoncer le galandage. Terme lyonnais. En Franche-Comté on dit: Galandure. Dans le canton de Vaud, un galandage est une cloison en briques.
GALAVARDE, s. f. Petite fille qui aime à courir avec les garçons, ou qui en imite les manières. Faire la galavarde. Dans le midi de la France, galavard signifie: Goulu, goinfre, gouliafre; dans le vieux français il signifie: Gros réjoui, homme sans souci, vaurien.