GÂPÉE, s. f. Trotte, longue course. Faire une gâpée.
† GÂPER, v. n. Faire une longue trotte, arpenter beaucoup de terrain. Nos gamins se dépêchèrent de voler des noix et gâpèrent à travers champs. Terme trivial.
GÂPION ou GÂPIAN, s. m. Terme de dénigrement par lequel on désigne les Employés subalternes des douanes, de l'octroi et de la police. Il se prit de querelle avec les gâpions. Terme vaudois, savoisien, limousin, etc. En provençal et en languedocien: Gâbian.
GARAUDE, s. f. Mauvaise poupée, et, figurément, femme ou fille de mœurs relâchées. Terme vaudois. En vieux français, caraulde signifie: Vieille sorcière. Dans le patois de l'Isère, garaudié veut dire: Chenapan, maraud; dans le Berry, garaud, Celui qui ne marche pas d'aplomb.
GARAUDER, v. a. Manier sans soin ou brusquement, maltraiter. Garauder une poupée. Ne lui donnez pas cet enfant à garauder.
GARÇON, s. m. Le garçon à David s'est enrôlé. Notre garçon vient d'être placé dans la Fabrique. Dites: Le fils de David, etc.
GARDE-PAILLE, s. m. Paillasse. Garnir un garde-paille. Terme suisse-roman, savoisien, parisien populaire, etc.
† GARDE-ROBE (UN). Un petit garde-robe. Un mauvais garde-robe. Ce mot est féminin.
GARDE-ROBE, s. f. Armoire. Garde-robe en noyer, garde-robe en sapin; les tablats d'une garde-robe. En Suisse, en Savoie, à Lyon, en Languedoc, garde-robe se dit, comme chez nous, d'une armoire destinée à recevoir les habits, les hardes; mais ce sens n'est pas admis par le bon usage, ni par les dictionnaires. «Garde-robe» signifie: 1o Le cabinet destiné à renfermer des hardes; 2o Tous les habits, toutes les hardes à l'usage d'une personne; 3o Etc. Voyez les dictionnaires.
GARDE-VIGNE, s. m. Surveillant préposé aux vignes, durant l'époque des vendanges.