GOULIARD, ARDE, s. et adj. Gourmet, friand. Oh! la gouliarde, qui trempe son doigt dans le sirop! Ces petits gouliards eurent fripé en un clin d'œil tous les bonbons. Terme vaudois, savoisien et vieux français. Dans le Limousin, en Normandie et sans doute ailleurs, goulard signifie: Goulu, gourmand.

GOULIARDISE, s. f. Friandise. Comment, Élisa! du beurre et de la confiture sur ton pain? quelle gouliardise! Tu n'aimes que les gouliardises, Georgette, et tu vivrais de gouliardises. En vieux français on disait: Goulardise et gouillardise. R. gula.

GOURLLE, s. f. (ll mouillés.) Cep de vigne arraché. Dans le canton de Vaud on dit: Gourgne.

GOURMANDISE (UNE). Un plat de gourmandises. Si vous êtes sages, vous aurez chacun pour votre goûter une petite gourmandise. Cette expression, fort usitée en Suisse et en Savoie, n'est pas inconnue en France, quoique les dictionnaires ne l'aient pas relevée. «Je t'avais préparé les gourmandises que tu aimes,» dit feu Mr De Balzac, dans un de ses romans. L'expression française consacrée est: «Friandise.» Un plat de friandises.

GOURMANDS (POIS). Pois goulus, pois dont la cosse est tendre et se mange.

GOURME, s. m. Jeter son gourme. Ce mot est féminin.

GOÛTER SOUPATOIRE, s. m. Goûter qui tient lieu de souper.

GOUTTE AU NEZ, s. f. Expression méridionale, etc. Les dictionnaires disent: «Roupie.»

GOUTTIÈRE, s. f. Voie d'eau, fente, trou, ouverture à un toit par où l'eau de la pluie pénètre et coule en dedans. L'orage souleva les tuiles et occasionna une gouttière. Le plafond, qui était tout neuf, fut entièrement taché par les gouttières. Terme suisse-roman, méridional, etc. On appelle en français Gouttière: 1o Le chéneau qui reçoit et recueille les eaux de la pluie; 2o Le tuyau de descente.

GOYARDE, s. f. Serpe. Dans le Berry on dit: Goyard.