GRAND-LOUIS ou GRAND-SIFFLET, s. m. Courlis ou courlieu cendré, oiseau aquatique.

GRANGER, s. m. Métayer, fermier partiaire, fermier qui partage le produit des champs avec le propriétaire. Ce terme, si connu dans la Suisse romane, en Savoie et en Franche-Comté, n'a été recueilli ni par le dictionnaire de l'Académie, ni par M. Poitevin, le plus récent des lexicographes, ni par Gattel, ni par M. Bescherelle; mais Boiste et N. Landais l'ont mentionné.

GRANGERIE, s. f. Grangeage. Mettre un domaine en grangerie, ou à grangerie, c'est: En confier l'exploitation à un granger. Voyez ce mot. Le mot grangerie, très-usité chez nous, n'a été enregistré que par un seul dictionnaire moderne, le Complément de l'Académie.

GRATON, s. m. Aspérité sur le papier, sur le terrain, etc. Sa boule rencontra un graton.

GRATTE-À-CUL, s. m. Gratte-cul, fruit de l'églantier.

GRATTE-BOISSEUSE ou GRATTE-BOESSEUSE, s. f. Polisseuse de boîtes de montres. Boesse ou gratte-boesse se disent d'une sorte d'outil de ciseleur.

GRATTE-LOTON, s. m. Sobriquet qu'on donne aux ouvriers horlogers. Voyez LOTON.

GRATTER, v. a. Gratter la rogne à quelqu'un, signifie: Le flatter pour en obtenir une faveur, le cajoler, le flagorner dans des vues intéressées. Il s'aperçut enfin que sa nièce lui grattait la rogne, et qu'elle en voulait, par-dessus tout, à l'héritage. Expression triviale. Dans le français populaire, on dit en ce même sens: «Gratter l'oreille,» ou «gratter l'épaule à quelqu'un.» [Voyez le Dictionnaire du Bas langage, t. II.]

GRATUISE, s. f. Râpe de fer-blanc, ustensile de cuisine. En Dauphiné et en Languedoc, on dit: Gratuse; dans le patois provençal, gratuè. En vieux français, gratuser signifie: Râper.

GRAVANCHE, s. f. Sorte de férâ. Voyez ce mot.