GUILLERI, s. m. Courir le guilleri. Terme dauphinois, etc. Les dictionnaires disent: «Courir le guilledou.»
GUILLETTE, s. f. (Prononcez ghillette.) Signifie: 1o Boulette de pâte dont on engraisse les dindes; 2o Fusée de poudre. Voyez GUILLE, no 2.
GUILLON, s. m. (Prononcez ghillon.) Fausset de tonneau, petite broche de bois servant à boucher le trou qu'on fait à un tonneau pour donner de l'air ou pour goûter le vin. Mettre un guillon. Ôter le guillon. Terme vaudois, savoisien et jurassien. A Lyon, on dit: Une guille; dans les environs de Dôle, une guillotte. Voyez GUILLE, no 2.
GUILLONNER, v. a. Mettre le guillon, mettre le fausset.
GUINCHE, adj. Louche, qui a la vue de travers. En provençal on dit: Guèchou. Dans le Berry, faire la guinche, signifie: Baisser la tête après une mauvaise action.
GUINCHER, v. a. et n. Signifie: 1o Lorgner du coin de l'œil, guigner; 2o Loucher, regarder de travers. Terme provençal.
GUINGOINE (DE), adv. De guingois, de travers, de biais, en biaisant. Il marche tout de guingoine. Son habit allait tout de guingoine. Nous disons aussi: De guingouarne et de guingouaine. En Picardie, on dit: De guingoin.
GUIZE, s. f. (Prononcez ghize.) Terme de forge. Gueuse, fonte de fer, fer coulé. «Un tuyau de gueuse.»
GY ou GI, s. m. Un tonneau de gy. Terme suisse, savoisien, franc-comtois, méridional et vieux français. On doit dire: «Gypse, ou plâtre.»
GYPER, v. a. Plâtrer, enduire de plâtre.