BRELINGUER (SE), v. pron. Se faire voiturer, se promener en voiture. Je m'ennuyais, j'étais seul: je me fis brelinguer deux fois par l'omnibus de Fernex. Brelinguer ne se dit qu'en plaisantant, et se prend d'ordinaire en mauvaise part.
BRELOQUE, s. f. Se dit d'une personne bavarde, d'une personne sans jugement et sur laquelle on ne peut compter. Ne l'écoutez pas, c'est une breloque; c'est une tête de breloque. «Battre la breloque» est une expression française qui signifie: Divaguer, déraisonner.
† BRELUE, s. f. Avoir la brelue. Terme français populaire et vieux français. On dit aujourd'hui: «Berlue.»
BRELURIN ou BRELURON, s. m. Étourdi, tapageur. Après le bal, nos brelurins se mirent à boire et à faire mille extravagances.
BRENIQUE, adv. Bernique, bernicles, point du tout. Je comptais sur sa visite: mais brenique! il n'a pas paru.
BRESOLER ou BRISOLER, v. a. Rissoler, rôtir. Châtaignes bresolées. Terme suisse-roman et savoisien. Au sens figuré, bresoler signifie: Être impatient, pétiller d'impatience. Il bresole d'être marié. Nos deux enfants bresolent d'aller sur un bateau à vapeur; ils en bresolent d'envie. Expression qui appartient au langage le plus familier. L'os qui bresole, est une dénomination plaisante donnée à ce nerf du coude que les médecins appellent «Nerf cubital.» Quand ce nerf reçoit un coup sec, la main et le bras en éprouvent un frétillement, un bresolement très-douloureux.
BRESOLEUSE, s. f. Femme qui bresole, femme qui rôtit des châtaignes et les vend au coin des rues. La mère Colloux, la bresoleuse, vient de mourir.
BRETANTAINE, s. f. Courir la bretantaine. Le mot français est «Pretentaine.»
BRETIFAILLE, s. f. Le mot français correspondant est «Promiscuité,» c'est-à-dire: Mélange confus et désordonné. Dans plusieurs écoles les enfants sont instruits à la bretifaille; c'est-à-dire: Pêle-mêle, jeunes garçons et jeunes filles à la fois. Les moissonneurs et les moissonneuses sont entassés le soir à la bretifaille. [P. G.] Ce mot n'est qu'une corruption du mot Bourdifaille, p. [58].