BRÛLEMENT, s. m. Avoir un brûlement dans le gosier, un brûlement dans l'estomac. Je n'ai pu dormir à cause d'un rhume affreux et d'un brûlement continuel dans la poitrine. Ce mot, si connu chez nous, est inusité en France, s'il en faut croire tous les dictionnaires usuels.

BUCHANCE ou BUCHÉE, s. f. Terme des collégiens. Batterie, conflit entre écoliers.

BÛCHE DE BOIS, s. f. Bûche. Nous avions brûlé, dans cette seule journée, douze bûches de bois. Ce pléonasme, si c'en est un, se retrouve dans le canton de Vaud, à Neuchâtel, en Dauphiné, à Lyon, à Limoges, en Languedoc, en Lorraine, et sans doute ailleurs.

BÛCHE DE PAILLE, s. f. Brin de paille. En vieux français, bûche signifiait: «Brin de paille;» ce qui explique fort bien nos expressions: Bûche de bois et courte-bûche (courte-paille).

BÛCHER, v. neutre. Travailler à force, s'occuper vigoureusement, abattre une besogne considérable. Amusons-nous encore aujourd'hui; demain il faudra bûcher. En vieux français, bûcher, v. n., signifie: Abattre du bois, faire des bûches.

BÛCHER, v. actif. Rosser, battre très-fort. Bûcher un cheval; bûcher une bourrique. Terme savoisien, normand, etc.

BÛCHETTE, s. f. Élever un oiseau à la bûchette. Terme français populaire. Dites: À la brochette. Élever un enfant à la bûchette, c'est l'élever tendrement et délicatement.

BÛCHEUR, s. m. Grand travailleur. Alexis n'a pas un esprit bien éminent; mais c'est un bûcheur.

BUCHILLES, s. f. pl. Bûchettes, menu bois qu'on ramasse dans les forêts. Une flambée de buchilles; une hottée de buchilles. Mettre le vin sur les buchilles. Terme suisse. Ce que nous appelons Chapeaux de buchilles, s'appelle à Paris «Chapeaux de bois.»

BUCHILLONS, s. m. pl. Copeaux, menues buchilles.