CABARET, s. m. Sorte de petite table.

CABINET, s. m. Atelier d'horlogerie. État de cabinet se dit d'une profession prise dans une des branches de l'horlogerie.

CABINOTIER, s. m. Ouvrier horloger. Terme dérisoire.

CABOLER, v. a. Déformer, bossuer. Caboler une montre; caboler un arrosoir. La bouilloire tomba et fut cabolée. En Franche-Comté et en vieux français, on dit: Cabouler. A Besançon, caboule signifie: Bosse que l'on se fait au front par l'effet d'un coup.

CABORGNON ou CABOURGNON, s. m. Cabinet borgne.

CABOSSE, s. f. Caboche, tête. Bonne cabosse; forte cabosse; avoir de la cabosse. Terme méridional.

CABOSSER, v. a. Bossuer, déformer. Cabosser de l'étain; cabosser un pochon. Nos fashionables s'étudient à cabosser leurs chapeaux avec art. Ce terme, qui appartient au vieux français, s'est conservé dans le langage français populaire.

CABOURNE ou CABORNE, s. f. Baraque, cabine, petit logement, cache. Abattre une caborne. Terme savoisien. En provençal et en languedocien, caborno signifie: Antre, caverne, tanière, réduit, cache; en Franche-Comté, cabourot, réduit obscur, cabinet borgne. Voyez le mot S'ENCABOURNER.

CABUSSE, adj. féminin. Le dictionnaire de l'Académie et tous les autres dictionnaires modernes refusent un féminin à l'adjectif «Cabus.» Ils disent: «Chou cabus,» et rien autre. A Genève nous disons: Laitue cabuce ou cabue, et les dictionnaires de Robert Estienne et de Cotgrave le disent aussi.

CACABO, s. m. (o bref.) Tache d'encre sur le papier, pâté. Faire des cacabos. A Chambéry on dit: Cacabon.