POSSÉDÉE (UNE). Nous disons d'une femme qui se démène et qui jette des cris perçants: Elle s'agite comme une possédée; elle crie comme une possédée. Ce féminin, qui manque dans les dictionnaires, est fort admissible.
† POTACHE, s. f. Potasse.
POT À EAU, s. m. Pot à l'eau; c'est-à-dire: Pot destiné à recevoir de l'eau.
POT À LAIT, s. m. Pot AU lait.
POTET, s. m. Terme des campagnards. Petit pot. En vieux français: Poutet.
POTRINGUE, s. f. Médecine, breuvage purgatif, drogue. Se dit aussi de toute mauvaise boisson. Votre cidre a un goût de potringue; c'est une vraie potringue. Le docteur voulait me purger: je l'ai dispensé de sa potringue. Être toujours en potringues, signifie: Être toujours dans les remèdes. Terme suisse, savoisien et méridional.
POTRINGUER, v. a. Droguer, médicamenter. Dis voir, Michel, on dit comme ça que tu te laisses potringuer par ta cauque (par ta femme); pour moi, je ne me potringue jamais, et je n'en suis pas plus malade pour tout ça.
POTTES, s. f. pl. Lèvres. S'essuyer les pottes; se lécher les pottes. Je vois bien, gouillard, que tu as touché à mes confitures: il t'en reste encore par les pottes. Terme suisse, savoisien, méridional, lorrain, etc. Ce ragoût est à sa potte, signifie: Ce ragoût lui plaît. La soupe était à sa potte, et il s'en est piffré.
POTTE, s. f. Moue, mine refrognée, grimace. Faire la potte, c'est faire la moue, bouder, témoigner de la mauvaise humeur par son silence et par son air. On dit à un enfant qui pleurniche: Tu fais là une bien vilaine potte; va donc te cacher avec ta potte.
POTTU, UE, adj. Qui fait la moue, qui a mauvaise grâce, qui rechigne. Terme vaudois et savoisien.