PRIÉ À. Nous disons: Être prié à un enterrement; être prié à une cérémonie; être prié à une fête. Il faut dire: Être prié D'un enterrement; être prié D'une fête, etc.
PRIER QUE. Je prie que l'on se taise. Le président agitait la sonnette et priait qu'on l'écoutât. Dites: Je demande que l'on se taise. Le président demandait qu'on l'écoutât.
PRIEUR, s. m. Nous appelons prieur ou prieur d'enterrement, celui des porteurs que la famille du défunt charge d'aller prier au convoi les parents et les amis du défunt.
PRIEUSE, s. f. Nous appelons prieuse, la femme dont l'emploi est, dans les enterrements protestants, de marcher à la tête du cortége. A côté d'elle marchent, vêtus de noir, les deux porteurs d'escabelle.
PRIMBÊCHE, s. f. Pimbêche. C'est une primbêche. Quelle primbêche! Les campagnards ne s'expriment pas autrement.
PRIMÒ D'ABORD, loc. adv. L'un de ces deux mots est inutile à côté de l'autre, puisque d'abord, en français, a le même sens que primò en latin. Dans le langage parisien populaire on dit: Premièrement d'abord; ce qui ne vaut pas mieux.
PRIN, adv. Dans le langage des campagnards, Parler prin signifie: Parler du bout des lèvres et avec affectation. Voyez donc cette primbêche: quels airs elle se donne, et comme elle s'étudie à parler prin!
PRIN ou PRIN BOIS, s. m. Menu bois, brins de fagot. Pour mettre ce feu en train, il nous faudrait du prin bois. Terme suisse, savoisien, lyonnais, franc-comtois, etc. Prin ou prim (primus), appartiennent au vieux français, et signifient: 1o Premier; 2o Menu, fin, mince, délié. Nos campagnards appellent primes graines, Les graines qu'on sème au printemps; ils appellent prin terrain, Un terrain léger, etc. Dans le patois du canton de Vaud: Prin bec, blanc bec; primes bêtes, menu bétail.
PRIN-FORT, s. m. La petite absinthe. Terme vaudois et savoisien.
PRIS, PRISE, adj. Entrepris, embarrassé, endolori, perclus. Avoir la tête prise; avoir la gorge prise; être pris des deux bras, etc. Terme méridional.