RASSUJETTI, IE, subst. Jeune homme ou jeune fille qui, ayant fini son apprentissage, travaille encore avec un maître ou une maîtresse pour se perfectionner.
RAT, s. m. Nous disons proverbialement: Être trempé comme un rat, pour signifier: Être tout trempé. L'Académie dit: «Être mouillé comme un canard.»
RATAPIOLE, s. f. Ribote du lendemain. Faire la ratapiole.
RATAQUO, s. f. Voyez [RATE], no 5.
RATASSER, v. a. Signifie: 1o Fouiller, chercher; 2o Chicaner, taquiner, rabâcher, repasser.
RATE, s. f. Souris. Un nid de rates. Prendre des rates. Avoir un sommeil de rate. Le Complément du dictionnaire de l'Académie, en enregistrant ce mot, dit qu'il est peu usité. J'ose assurer qu'il est d'un usage journalier en Suisse, en Savoie, en Franche-Comté, dans les Vosges et dans tout le Midi. Nous disons figurément et facétieusement: Avoir les rates au ventre, pour signifier: Avoir grand'faim, avoir le ventre qui grouille de faim.
RATE, s. f. Rat, marque blanche, que les écoliers et les gamins font malicieusement sur les habits des passants, au moyen d'un morceau d'étoffe frotté de craie et taillé en forme de rat.
RATE, s. f. Dent de petit enfant, quenottes. Montre-nous tes petites rates, Fanny. Laisse-toi arracher cette rate qui branle, et nous la mettrons sous le chenet. Terme vaudois, franc-comtois, limousin, etc. En Languedoc et en Provence on dit: Ratète et ratounette.
RATE (FAIRE). Rater, faire faux feu. Son fusil avait fait rate deux fois de suite. Ce mot est une onomatopée.
RATE ou RATAQUO, s. f. Réflexion du soleil sur un miroir ou sur un corps quelconque réverbérant. Faire la rate aux passants. Ces petits polissons nous aveuglaient avec leur rate, avec leur rataquo. Les vitres de ta fenêtre me font la rate.