REPICOLER ou RAPICOLER, v. a. Ravigoter, ranimer, rendre les forces, remettre en vigueur, refaire. Notre pauvre petite Linotte était crevotante, un peu de vin l'a repicolée. Depuis que j'ai pris ce bouillon bien chaud et bien succulent, je me sens repicolé. Terme suisse et savoisien. Dans le patois du Jura, et dans le dialecte provençal, revicouler et reviscoula ont le même sens.

REPIPER, v. a. Répliquer, répondre. Quand je lui ai dit son fait, il n'a rien repipé, il n'a pas repipé mot.

REPIT, s. m. Avoir du repit; donner du repit. Écrivez et prononcez «Répit,» avec un accent sur l'é.

REPLAT, s. m. Plateau, terrain plat sur une élévation. Nous ferons une halte au premier replat. Terme suisse. Dans le dialecte du Berry, replat signifie: Terrain déprimé.

REPLIQUER, v. a. Garde-toi de repliquer. Si tu repliques, je te punis. Prononciation habituelle chez nous. Ce mot s'écrit avec un accent sur l'é: «Répliquer.» Ne réplique pas.

REPLUMER (SE), v. pron. Se remplumer. S'emploie surtout figurément et signifie: 1o Revenir en santé; 2o Rétablir ses affaires, regagner de l'argent.

REPOCHONNER, v. n. Reprendre avec la cuiller à pot. Repochonner la soupe. [G. G.]

REPRIN, s. m. Recoupe, son de première qualité. Terme suisse, savoisien et méridional.

REPRISE, s. f. Terme d'horticulture. Joubarbe des jardins.

REPROCHER, v. n. Donner des rapports, occasionner de ces vapeurs acides et désagréables qui s'élèvent de l'estomac dans la bouche. Les choux et les radis lui reprochent. Terme français populaire.