RESTER, v. n. Employer, mettre. Les maçons restèrent deux ans et demi à élever ce bâtiment colossal. Expression méridionale.
RESTER DEVOIR. Devoir encore, redevoir. Tu me restes devoir vingt-cinq francs. Expression méridionale.
RESTOUPAGE, s. m. Action de restouper. Ces deux termes, fort usités en Suisse, mais peu connus en France, ne se trouvent que dans le dictionnaire de Bescherelle, qui leur donne un sens plus restreint. Gattel, en citant le mot restoupage, dit qu'il est usité en Flandre! Dans le dialecte rouchi, restouper signifie: Remplir un trou, combler un trou. Et le dictionnaire de l'Académie [édition de 1694], dit: Estouper, boucher un trou avec de l'estoupe (ou étoupe).
RESTOUPER, v. a. Terme de couturière. Raccommoder, reprendre, rentraire, rejoindre les parties qui sont rompues. Restouper des bas. Gilet restoupé.
RESTOUPEUSE, s. f. Couturière qui restoupe.
RESTOUPURE, s. f. Reprise qu'on fait à une étoffe, à un tissu, à de la dentelle, etc.
RETACONNER, v. a. Rapiécer, rapiéceter, raccommoder grossièrement. Un habit tout retaconné; retaconner des bottes; retaconner un manteau. Terme suisse et savoisien. Dans le dialecte picard, et en vieux français, rataconer a le même sens. Ces deux termes viennent de l'ancien mot tacon, lequel signifie: Pièce, morceau, et spécialement morceau de cuir. A Genève, la place nommée aujourd'hui Taconnerie était autrefois un marché aux cuirs.
RETAMER ou RÉTAMER, v. a. Remettre l'étamure. Retamer une casserole; rétamer un pochon. Terme français populaire.
RETARDER (SE), v. pron. Être retardé. Notre petite Amélie commençait à marcher, mais le froid est survenu, et elle s'est retardée. Quand le dîner se retarde, nos Messieurs me font devenir folle. La garde était arrêtée pour le 1er de septembre, mais notre maîtresse s'est beaucoup retardée.
RÉTENDRE, v. a. Vous m'apportez là du linge qui est à peine sec: allez le rétendre. Rétendre, écrit avec un é, est un barbarisme. Pour être correct, on doit écrire et prononcer «Retendre.»