REVENDRE QUELQU'UN. (fig.) Lui en revendre, le surpasser, être plus fin que lui.
REVENETTE, s. f. Terme d'écolier. Ricochet, bricole. Dis donc, Louis, la revenette n'en est pas.—Si fait bien, la revenette en est.
REVENEZ-Y, s. m. C'est du revenez-y. Expression familière que l'on emploie en parlant d'un aliment quelconque qui plaît au goût, et auquel on aime à revenir. Ces confitures ont un goût de revenez-y. Votre vin n'est pas du revenez-y, c'est-à-dire: Votre vin ne rappelle pas son buveur. Ce terme n'est pas inconnu en France, puisqu'il figure dans le Dictionnaire du Bas langage, t. II, p. 309.
REVENEZ-Y, s. m. Ce substantif composé, qui ne se trouve pas dans les dictionnaires français, s'emploie à Genève et ailleurs dans le sens de récidive. Exemple: Il m'a joué un tour, mais je l'attends au revenez-y.
REVENGE. Voyez [REVANGE].
REVENIR, v. n. Redevenir. Cette étoffe revient à la mode. Quelle bonne figure tu as, Joubert! En vérité, tu reviens jeune. Français populaire.
REVENIR QUELQU'UN. Lui faire reprendre ses esprits. Elle tomba en défaillance, et il fallut la revenir avec du vinaigre. Terme dauphinois, etc.
REVENIR (EN). Abandonner l'opinion dont on était, pour se ranger à l'avis d'un autre. Ludovico est un opiniâtre achevé, et quand il a décidé une chose, il n'en revient pas. Dites: Il NE revient pas. [Acad.] «Que la Cour ait raison ou qu'elle ait tort, elle NE revient pas.» [Marmontel, Bélisaire, ch. VI.]
REVENUE, s. f. Retour. L'allée et la revenue. Terme vieux français, qu'on trouve déjà dans le Roman de la Rose.
RÊVER APRÈS. Deux nuits de suite, Monsieur Isaac, j'ai rêvé après vous. Dites: J'ai rêvé de vous, ou (ce qui est moins correct sans être fautif): J'ai rêvé à vous.