LAVOIR, s. m. A Genève ce mot a deux sens, dont un n'est pas exact. Nous appelons lavoir l'endroit de la cuisine où on lave la vaisselle: ce sens est français. Nous appelons aussi lavoir, la pierre en forme de table, et légèrement creusée, sur laquelle on lave la vaisselle, et qui a un trou pour l'écoulement des eaux. Ce sens n'est-pas français; il faut dire: «Évier. Jeter des eaux par l'évier, par la pierre d'évier.» [Acad.]
LAVOIR, s. m. Nous disons figurément: Être dans le lavoir, pour: Être à même de réussir, être dans une position à faire son chemin. Expression fribourgeoise et savoisienne.
LAYETTE, s. f. Rayon, étagère. Ranger des livres sur une layette. Le mot de «Layette» est français; mais il n'a pas la signification qu'on lui donne chez nous.
LÉCHÉE (UNE). Très-petite quantité d'une chose qui se mange. Je te demande un morceau de ce pâté, et tu m'en donnes une léchée. «Lèche,» s. f., est français.
LÉCHEPOT, s. m. Se dit, par dérision, d'un homme qui va autour des marmites, tâtant les viandes et goûtant les sauces.
LÉCHEPOTER, v. a. Faire le léchepot. L'enfant se glissait dans la cuisine pour y léchepoter. Que viens-tu léchepoter ici, Janot?
LÉCHEPOTEUR, s. m. Voyez [LÉCHEPOT], qui a le même sens.
LÉCRELET ou LÉKERLET, s. m. Voyez ÉCRELET.
LÉGAT, s. m. Terme des campagnards. Don laissé par testament. Faire un légat. Il a eu pour sa part un légat de deux mille francs. Terme savoisien, méridional et vieux français. R. legatum. Le mot français est «Legs,» qu'on doit prononcer lai, comme la dernière syllabe du mot délai.
LÉGREFASSE, s. f. Grande tonne, tonneau monté sur place. Terme suisse-roman. En allemand, Lägerfass a le même sens.