SOUCILLEUX, EUSE, adj. Soucieux. Qui a du souci, qui marque du souci. Un front soucilleux; un air soucilleux; Vous paraissez bien soucilleux, Monsieur Auguste.
SOUFFLER À. Souffler à un écolier qui récite sa leçon; souffler à un acteur. Il faut dire: Souffler un écolier; souffler un acteur.
SOUHATER ou SOITER, v. a. Écrivez et prononcez «souhaiter,» comme «allaiter,» et ne dites pas: Je vous soite le bonsoir; on vous soite le bonjour.
SOUILLATON, s. m. Les campagnards désignent par ce mot un homme qui est habituellement entre deux vins, ne quittant un cabaret que pour aller boire dans un autre.
SOÛLER, v. a. (fig.) Ennuyer à l'excès, assommer. Elle me soûle avec ses visites répétées et ses conversations sans fin. Expression fort triviale.
SOÛLIAUD, s. m. Soulaud, ivrogne, sac-à-vin. C'est un soûliaud, un vilain soûliaud qui boit tout ce qu'il gagne. Terme vaudois.
SOÛLIAUD ou SOÛLIOT, s. m. Terme enfantin. Petite poupée de sureau qui, lors même qu'on la renverse, retombe toujours sur ses pieds.
SOÛLION, s. m. Ivrogne, homme qui ne dessoûle pas. Terme vaudois. A Neuchâtel et dans le Jura on dit: Un soûlon. L'Académie écrit: «Souillon,» et donne à ce terme un sens différent.
SOUMISSION RESPECTUEUSE. Acte extra-judiciaire bien connu. La véritable expression est: «Sommation respectueuse.» Mlle N** vient de faire la troisième sommation respectueuse. [Acad.] Soumission respectueuse est un barbarisme, mais ce barbarisme ne nous est pas particulier. Je le trouve signalé entre autres dans le Vocabulaire du Bas langage rémois, p. 87.
SOUPE, s. f. Nous disons proverbialement d'une personne qui dort longtemps et profondément: Elle dort comme une soupe. On dit en français: Dormir comme une souche; dormir comme un sabot.