SOUSTRAIRE, v. a. On entend journellement dire: Nous soustraisons, pour: Nous soustrayons; tu soustraisais, pour: Tu soustrayais; en soustraisant, pour: En soustrayant, etc. Ce verbe se conjugue comme «Traire.» «On admire la promptitude avec laquelle les fourmis SOUSTRAISENT leurs nourrissons au danger.» [Ch. Bonnet, Contemplation de la Nature, XIme partie, ch. XXII.]

SOÛTE, s. f. Abri. Voyez [SIOÛTE].

SOUTENIR, v. a. (fig.) Soutenir des relations avec quelqu'un n'est pas une expression correcte, du moins ne se trouve-t-elle pas dans les dictionnaires. Il faut dire: Avoir des relations avec quelqu'un, ou trouver une expression équivalente.

SOUVENT, adv. Promptement, vite. Depuis deux heures de temps que Lise est partie pour le marché, je ne la vois pas souvent revenir, c'est-à-dire: Je ne vois pas qu'elle se presse de revenir. Terme parisien populaire.

SPECTABLE, adj. Titre honorifique dont on qualifiait jadis les ministres du culte réformé.

† SQUELETTE (UNE). Un squelette.

STORE, s. m. Jalousie.

SUCLER, v. a. Roussir par le feu, griller, brûler légèrement. En s'approchant trop de la bougie, elle se sucla les cheveux. Notre pauvre minon, qui dormait sur le foyer, s'est complétement suclé la queue. En languedocien et en provençal, on dit: Usclà.

SUCRER (SE), v. pron. Sucrer son café, son thé, son chocolat. S'il vous plaît, Mesdames, sucrez-vous. Tout le monde est-il sucré? Français populaire.

SUCRIÈRE, s. f. Sucrier.