TAVAN, s. m. Taon, insecte malfaisant très-connu. La piqûre du tavan. Le dard du tavan. Terme vaudois, savoisien, dauphinois et vieux français. Dans le Languedoc et dans le canton de Neuchâtel on dit: Taban. En latin, tabanus.

TAVELER, v. a. Terme des campagnards. Signifie: Donner au beurre une forme et le marquer d'une empreinte. Taveler le beurre. L'instrument qu'on emploie à cet usage s'appelle: Tavé.

TAVILLON, s. m. Bardeau, petite planchette de bois dont on recouvre certaines habitations. Terme vaudois et fribourgeois. Dans le Jura, dans la Franche-Comté et le Chablais on dit: Tavillon et tavaillon.

TAVILLONNER, v. a. Garnir le toit de bardeaux, de tavillons.

TAVILLONNEUR, s. m. Celui qui fabrique les tavillons et qui en garnit les toits. A Carouge (canton de Genève), on lit sur une enseigne de la rue Caroline: B***, couvreur-tavillonneur.

TEICHE ou TÈCHE, s. f. Tas de foin, meule de foin. Construire une teiche; élever une teiche. Terme suisse. Se dit aussi d'un grand tas ou amas. As-tu fait ta provision de fascines?—Oui, j'en ai une fameuse teiche. Quelle teiche de bois! En espagnol: Techo, toit d'où l'eau dégoutte. En Languedoc, técher veut dire: Dégoutter, couler goutte à goutte.

TEL, TELLE, adj. Expression dont on se sert quand on ne veut pas nommer les personnes. Mr tel a demandé de tes nouvelles. Dites: Mr un tel. Tu inviteras Mme telle. Dites: Mme une telle. Que m'importe ce que Mr un tel pense de moi! Au pluriel on doit dire: MM. tels, Mmes telles et telles.

TEL ET QUEL, adj. composé. Intact, sans changement, dans le même état. Je vous rends votre sac d'argent, je vous renvoie votre groupe tel et quel. Voici vos livres tels et quels. Supprimez la conjonction et, et dites: Voici votre argent tel quel. Voici vos livres tels quels.

† TEMPLE (LA). Il se heurta à la temple. Terme vieux français. Dites: La tempe.

TEMPS, s. m. Une heure de temps, deux heures de temps, etc., sont des expressions très-correctes, mais qui appartiennent au langage familier. Quand vous les trouvez censurées par les grammairiens, soyez certains que ces grammairiens-là n'ont pas lu bien attentivement les auteurs classiques; Voltaire, par exemple, s'en est servi fréquemment.