LIMOGE, s. m. Coton filé rouge, dont on se sert pour marquer le linge, etc.
LIN, s. m. Nous disons proverbialement: Se faire au lin de quelqu'un, pour: Se faire à ses habitudes, à ses goûts, à ses manières; adopter ses sentiments et ses opinions. Ce terme nous vient des campagnards. Lin est un mot patois qui signifie: «Lien.»
LINCEUIL, s. m. Linceul, drap de toile, drap mortuaire. Linceuil appartient au vieux français.
LINGE, s. m. Nous disons proverbialement d'une personne très-pâle: Elle est blanche comme un linge. Expression inconnue aux dictionnaires.
LINGÈRE, s. f. Ouvrière en linge. En France on appelle «Lingère» celle qui fait le linge et qui le vend.
† LINZARD, s. m. Lézard. Regarde voir ce linzard, Jacques.—Ensauve-toi, nigaud, c'est une serpent. Le féminin est linzarde.
LIONS, s. m. pl. Terme des campagnards. Se dit d'un mélange de légumes secs, comme fèves, haricots, lentilles, pois, dont on fait une soupe, qui s'appelle soupe aux lions, parce que le bouillon en est bien lié et très-farineux. [P. G.]
† LIQUERNE, s. f. Lucarne.
LIQUETTE, s. f. Très-petit bateau à pointe carrée; batelet pour une seule personne. Dans le canton de Vaud on dit: Liquette, loquette et lequette; à Neuchâtel, loquette. Ces divers termes semblent formés du mot patois likà ou lekà, lequel signifie: «Glisser.»