VALSER, v. n. S'esquiver, s'évader, se sauver, prendre la poudre d'escampette. Français populaire.

VANGERON, s. m. Petit poisson particulier à notre lac et à celui de Neuchâtel. Mr Jurine lui donne le nom de «Rosse.» A Neuchâtel on l'appelle: Vingeron. Mr Grel, dans son Vocabulaire, l'appelle: «Gardon.»

VANNER, v. n. Décamper, s'esquiver, filer, s'échapper. Terme français populaire.

VANTADOUR, s. m. Fanfaron, vantard. Faire le vantadour. Terme neuchâtelois.

VANTAU, s. m. Contrevent extérieur. Ouvrir les vantaux; fermer les vantaux; arrêter, fixer les vantaux. Terme vaudois, neuchâtelois, dauphinois et vieux français. Ce mot, recueilli par Gattel (grammairien dauphinois), et copié par Boiste, a été repoussé par Mr Bescherelle, dont le dictionnaire est cependant un lieu de refuge, ouvert à tous les genres de barbarismes. En français, «Vantail,» dont le pluriel est «Vantaux,» signifie: Battant d'une porte, battant d'une fenêtre.

VARIEMENT DE CŒUR, s. m. Défaillance. Voyez le mot suivant.

VARIER, v. n. Avoir des vertiges, défaillir. Le cœur lui varie. Le cœur me variait, c'est-à-dire: J'avais des vertiges. Expression principalement familière aux campagnards.

VARIER, v. n. Corruption de avarier. Parmi les arbres ou arbrisseaux plantés en hiver, il y en a qui varient à la sève du printemps, c'est-à-dire: Qui se détériorent ou périssent.

VASE, s. m. Tonneau, fuste.

VASE, s. m. Ce mot s'emploie chez nous en parlant d'une église, d'une galerie, d'une bibliothèque, et autres grandes pièces d'un bâtiment considérées en dedans. Notre temple de Saint-Pierre est un beau vase. La voix de ce prédicateur remplit aisément les plus grands vases. Dans ces deux exemples, et dans les analogues, dites: Vaisseau. «L'église de Notre-Dame de Cambray est un très-beau vaisseau.» [Pellisson.]