MÂCHURE, s. m. Nous appelons taches de mâchure, les taches que l'on se fait autour des marmites. On les appelle aussi mâchuron (du mâchuron). Terme connu chez nos proches voisins. Le verbe «Mâchurer,» v. a., est français.
MADOTE, s. f. Poire madote. Dites: Poire amadote: terme formé par corruption du mot Damoudot ou plutôt dame Oudet, «laquelle dame était du village de Demigni, entre Beaune et Châlons, et eut la première de ces fruits en ce pays-là.» [Voyez Lacombe, Dictionnaire du Vieux langage, t. Ier, p. 23.]
† MADOU, s. m. Amadou.
† MAGINER, v. a. Voyez ÉMAGINER.
MAGNIN, s. m. Drouineur, chaudronnier ambulant. Quand le temps est très-sombre et le ciel très-chargé, nous disons figurément et facétieusement: Il va pleuvoir des magnins. Magnin est un terme suisse, savoisien, franc-comtois et vieux français. En Bourgogne on dit: Maignier; en Berry, mignan; à Metz, magni; en Normandie, magnan. La première édition du dictionnaire de l'Académie française [1694] dit: Maignen. En vieux français, magnan signifie: «Chaudron.»
MÂGNU ou MAGNU, s. m. Lourdaud, homme épais de corps et d'esprit, butor. Un gros mâgnu. Voyez donc ce mâgnu qui m'a brisé ce miroir.
MAIGRIR, v. a. La maladie t'a maigri. Les chagrins vous ont beaucoup maigri. «Maigrir» est un verbe neutre. Il faut dire: «Amaigrir.» La maladie t'a amaigri.
MAIGROLET, ETTE, adj. Maigrelet. La femme est une grosse pitaude; le mari est écouairu et maigrolet.
MAIGRULE, s. f. Fille ou femme très-maigre.
MAILLER, v. neutre. Se dit de la viande qui a été cuite trop fraîche, et qui s'aplatit, s'étend, s'écrase sous la dent plutôt que de se couper. Ce veau est d'une bonne qualité: c'est dommage qu'il maille.