MOURVEUX, EUSE, adj. et subst. Morveux. Voyez cette mourveuse, de quel ton elle réplique à sa mère!
MOUSET ou MUSET, s. m. Petite souris des champs, à courte queue, à museau fort pointu, et que les chats ne mangent pas, quoiqu'ils lui donnent volontiers la chasse. Terme suisse-roman et savoisien. Le nom français est Musette ou Musaraigne. Le dictionnaire de Bescherelle donne une fausse définition de ce mot.
MOUSTACHES, s. f. pl. Il relevait ses moustaches; il essuyait ses moustaches; il admirait ses moustaches. Dans ces exemples et dans les exemples analogues, il est infiniment plus correct d'employer le singulier et de dire: Il relevait SA moustache; il essuyait SA moustache; il admirait SA moustache. La phrase suivante est tirée de Gil-Blas, livre II, ch. V: «Un nez fort épaté lui tombait sur une moustache rousse.» L'exemple suivant est tiré de J.-J. Rousseau: «Fantasque fut enfin mariée à un roi voisin qu'elle préféra, parce qu'il portait la plus longue moustache. [La reine Fantasque.] Tous les dictionnaires s'accordent en ce point, mais il faut avouer que beaucoup de bons écrivains, surtout parmi les modernes, ont fait usage du pluriel.
MOUSTACHON, s. m. Celui qui porte moustache et qui, par cela même, fait l'homme d'importance et le fier-à-bras. Tu te crois un fameux moustachon, et tu n'as que seize ans!
MOÛT, s. m. Nous disons proverbialement d'un potage ou d'un mets quelconque mal assaisonné: Cela n'a ni goût ni moût, et cette locution est aussi employée figurément. Il nous racontait ses voyages longuement et platement, cela n'avait ni goût ni moût, c'est-à-dire: Ni goût ni piquant.
MOUTAÎLE ou MOUTELLE, s. f. Motelle, sorte de poisson.
MOUTELÉ, LÉE, adj. Tacheté, étoilé. Ce terme, qui appartient à la langue de nos campagnards, ne s'emploie guère qu'en parlant des bestiaux. Une vache moutelée; un bœuf moutelé. Terme suisse-roman et savoisien.
MOYENNÉ, NÉE, adjectif. Riche, aisé. Le cadet est plus moyenné que son frère. Terme signalé dans le Dictionnaire rouchi-français de Hécart, 3me édition.
MULÂTRE, adj. Métis. Un canari mulâtre.
MULE, s. f. Sorte d'engelure. Avoir la mule aux talons. En français ce mot ne s'emploie qu'au pluriel. «Avoir les mules au talon.» [Acad.]