NINE, s. f. et adj. Naine. Une petite nine; un rose nine. On parlait ainsi en France il y a deux cents ans.

† NINOTTE, s. f. Ninotte royale, ninotte de vignes. La chasse aux ninottes. Le changement de l en n est continuel. Ainsi, dans le langage parisien populaire, on dit: Nentille pour lentille; caneçon pour caleçon; falbana pour falbala; et à Genève nos grand'mamans ne disent-elles pas indifféremment une chaftane et une chaftal? D'autre part le l est souvent mis pour le n. Exemple: Calonnier pour canonnier.

NIOLLE, s. f. Nuage. Les niolles qui s'élèvent lentement et en fuseaux contre les flancs du Jura annoncent la pluie. Terme suisse-roman, savoisien, dauphinois, franc-comtois, etc. En provençal: Nioulo. En français, Nielle signifie: Brouillard, petite pluie froide.

NIOLLE, s. f. Nielle, plante à fleur rouge, laquelle croît dans les blés.

NIOMET, s. m. Niais, benêt. En Normandie, Nio.

NION-NION, s. m. Dadais, hébêté. Faire le nion-nion.

NIÔQUE, s. f. Femme ou fille bête, bornée, sans expérience ni savoir. Ce mot s'emploie aussi adjectivement. Votre apprentie est bien niôque de m'avoir estropié mon corset. Oh! la niôque, à qui on fait croire tout ce que l'on veut. Terme suisse. A Lyon et à Chambéry, on dit: Nioche.

NIÔQUASSE, s. f. Augmentatif du mot niôque.

NIÔQUERIE, s. f. Nigauderie, bêtise.

NIOSET, ETTE, s. et adj. Sot, niais, nigaud. Ce mot de nioset ne serait-il point une corruption du mot Dioset, qui, en patois, est le nom propre Joseph, lequel nom s'emploie souvent comme synonyme de Homme simple et borné?