NOGET, s. m. Nigaud, dadais. En Normandie: Nigeon.

NOIR, s. m. (fig.) Avoir du noir, signifie: Broyer du noir, se livrer à des réflexions tristes, à des pensées sombres et mélancoliques. Nous disons dans le même sens: Être dans ses noirs. Hier il était dans ses noirs, le voilà loustique aujourd'hui.

NOIX, s. f. Nous disons figurément et proverbialement à une personne qui fait un plan baroque, une combinaison saugrenue et inexécutable: Vous avez rangé tout cela comme des noix sur un bâton.

NONANTE, adj. numéral. Quatre-vingt-dix. Nous étions à cette assemblée nonante et quelques. L'Académie indique ce mot de nonante comme vieilli, et Boiste l'appelle inusité. Il est d'un usage universel en Suisse, en Savoie et dans le midi de la France. «Il est fâcheux, dit M. Bescherelle, qu'on ait laissé vieillir le mot nonante, et qu'on lui ait substitué un terme aussi barbare et aussi irrégulier que «quatre-vingt-dix.» [Dictionnaire National.]

NONNET, s. m. Homme simple et même un peu nigaud.

NON-NETTE, s. f. C'est ainsi que nous prononçons le mot «Nonnette,» terme peu répandu en France, mais enregistré dans le dictionnaire de Bescherelle et dans le Complément de l'Académie. En Valais on dit: Nanette.

NÔNÔ, s. m. Terme enfantin. Couchette, berceau. Faire nônô, dormir. Aller nônô, aller dormir. Nônô, Fanfan, etc., est un refrain de chanson sur un air ou une note très-capables d'endormir l'enfant le plus éveillé. Terme vaudois, savoisien et provençal. Dans le Limousin on dit: Faire na-na.

NON PAS, loc. adv. Au contraire. Eh bien, André, le concert a été, dit-on, bien mauvais?—Il a été délicieux, non pas.

NON-PLUS (LE). Ne s'emploie que dans cette expression: Être au non-plus, c'est-à-dire: Être dans une position fort critique, être dans une perplexité cruelle, être à quia, être aux abois.

† NOUËL. Noël. À la Nouël prochaine. Cette expression des campagnards est un reste de l'ancien français, et le savant Ménage préférait ce terme (Nouël) à celui de Noël.