PANFU, UE, s. Terme des campagnards. Ce mot n'est autre chose que le mot français «Pansu,» la lettre s se changeant fréquemment en f, dans le patois, comme nous l'avons remarqué plus haut, tome Ier, p. 61. Panfu se dit d'un homme qui a une grosse panse. Nous disons aussi: Panflu.

PANIER, s. m. Figurément et proverbialement, nous disons d'un homme très-maladroit: Il est lourd comme un panier.

PANIÈRE, s. f. Sorte de grande corbeille à anses. Ce terme, très-répandu en France, et principalement à Lyon et dans le Midi, manque dans les dictionnaires. Nous appelons aussi panière un grand cabas, un grand panier couvert.

PANIÉRÉE, s. f. Panerée, le contenu d'un panier extrêmement rempli. En provençal: Panieirado.

PANNER ou PANER, v. a. Terme des campagnards. Essuyer. Ce verbe paner se retrouve non-seulement dans les divers patois de la Suisse romane et de la Savoie, mais aussi dans le Berry, en Dauphiné, en Franche-Comté et dans le vieux français. Dans le patois des Vosges, panneur veut dire: Balai; en Normandie, pannas, plumeau; dans le canton de Vaud, panaman, essuie-mains.

PANOSSE, s. f. Torchon, vieux morceau de linge servant dans les cuisines à frotter et à nettoyer les meubles et ustensiles sales. Terme suisse-roman. En provençal: Panoucho. Dans le vieux français, panoseux signifiait: Couvert de haillons. R. pannus, drap, linge, chiffon.

PANOSSER, v. a. Laver avec une panosse. N'écurez pas ce plancher, Jeannette, mais contentez-vous de le panosser.

PANTALON, s. m. Râle d'eau, oiseau.

PANTET, s. m. Signifie: 1o Un pan de chemise, un bout de chemise qui pend; 2o La chemise elle-même. Être en pantet, être en chemise, avoir une simple chemise. On criait: Au feu! à l'eau! Les voisins y coururent en pantet. Terme suisse, savoisien et franc-comtois.

PANTOMINE, s. f. Écrivez et prononcez «Pantomime.»