PATTE À COU, loc. adv. Porter quelqu'un à patte à cou, signifie: Porter à dos une personne qui se tient à notre cou avec ses bras, ou ses pattes. Cette expression est surtout familière aux campagnards. A Genève nous disons: A cocochet. [P. G.]
PATTE MOUILLÉE, s. f. Se dit d'une personne flasque, molle, lâche au travail et sans énergie. Je ne peux rien faire de votre apprenti: c'est un paresseux, c'est une patte mouillée. Terme suisse, savoisien et lyonnais. On dit en français, dans le même sens: «Un linge mouillé.»
PAUFER, s. m. (Prononcez le r.) Levier en fer, avant-pieu. On plante les saules au paufer. Terme suisse. En Savoie: Paufer et pafer; dans le Dauphiné et le Languedoc, palfer. En vieux français, pau signifie: Pieu. Quelquefois, par exagération, nos dames appellent paufer, Une grosse aiguille.
PAUME, s. f. Balle, sorte de pelote ronde servant à divers jeux. Lancer une paume. Renvoyer la paume. Terme méridional. En français, «Paume» se dit du jeu lui-même et non de la balle.
PAUME DE NEIGE, s. f. Pelote de neige, boule de neige. Jeter des paumes de neige. Se battre à coups de paumes de neige. Terme suisse. Paumer les passants, c'est: Leur lancer des paumes de neige.
PAUNER ou PÔNER, v. a. Payer sa quote-part, acquitter sa dette; contribuer. On saura bien le faire pôner comme les autres. En vieux français, poner signifie: Poser, mettre, déposer. R. pono.
PAUVRE, s. m. Nous disons proverbialement: Rire comme des pauvres, pour: Rire de bon cœur, rire à ventre déboutonné. La soirée fut divertissante: nous y avons ri comme des pauvres. En Bretagne, Être gai comme des peillotoux, signifie: Être gai comme des déguenillés.
PAUVRE (UNE). Une mendiante. Ne renvoyez pas cette pauvre. Les dictionnaires disent: «Une pauvresse,» expression inconnue chez nous, et probablement ailleurs.
PAVANE, subst. fém. Farce. Regarde ces déguisés, Joson! quelle pavane! S'emploie aussi adjectivement. Que cette chanson est pavane! c'est-à-dire: Qu'elle est plaisante; qu'elle est bouffonne!
† PAVIR, v. a. Paver.