PERCLUE, adj. f. Cette pauvre femme était perclue de froid, perclue de douleurs. Terme français populaire. L'adjectif «perclus» fait au féminin «percluse» et non pas perclue.
PERDRE, v. n. Quand nous disons d'une jeune fille, d'une jeune dame: Elle perd, elle a perdu, elle commence à perdre, cela signifie que: Sa beauté, sa fraîcheur, son éclat diminuent, ont diminué, commencent à diminuer. Ce sens du verbe «Perdre,» si usité chez nous, n'est pas dans les dictionnaires.
PERDRIGONE, adj. f. Une prune perdrigone. Dites: Une prune de perdrigon, ou: Un perdrigon. Un perdrigon blanc, un perdrigon violet. Dans le Languedoc, le Limousin et le Dauphiné, on dit: Une perdigone; à Marseille, une prune pardigone.
PERD-TEMPS, s. m. Se dit de tout objet qui invite à muser et à perdre le temps. Un chien, un oiseau, un chat, une pipe, deviennent quelquefois un perd-temps, un agréable perd-temps.
PÉRIN ou PÉRAIN, s. m. Canepin, pessonure, rognures de peau blanche et fine, pour effacer les traits au fusain.
PERNETTE, s. f. Petit scarabée, d'un beau rouge moucheté de noir. C'est la définition qu'en donne Töpffer lui-même dans le Presbytère.
PÉRORER, v. a. Pérorer une assemblée. Il nous pérora de son mieux, mais il ne parvint pas à nous convaincre. «Pérorer» est un verbe neutre. «Voyez comme il pérore! Écoutez-le pérorer.»
PERRUQUE, s. f. (fig.) Remontrance, mercuriale. On lui a donné sa perruque.
PERRUTIER, s. m. Orthographe et prononciation vicieuses du mot «Perruquier.»
PERSÉCUTER DE, suivi de l'infinitif. Je le persécute de partir; il me persécute de le suivre, etc. Ce régime du verbe «persécuter» est inconnu aux dictionnaires: ce qui ne veut pas dire qu'il soit vicieux.