PETON, s. m. Terme enfantin. Le pied d'un petit enfant. Elle a bobo à son peton. Dans le canton de Vaud on dit: Piéton ou pioton.
PÈTRÀ ou PEITRÀ, s. m. Manant, rustre, pacant, butor, grossier personnage. Terme normand, breton, etc.
PÈTRE ou PEITRE, s. m. Gésier, estomac. Le pètre d'une poule; le pètre d'une dinde. Terme suisse et savoisien. On le dit quelquefois, mais trivialement, en parlant des personnes. Nos individus ne quittèrent la table qu'ayant le pètre bien garni. Pètre se dit aussi d'un gros goître.
PÉTREUX, s. m. Goîtreux.
PÉTRISSOIRE, s. f. Pétrin, huche, coffre à pétrir le pain. Terme suisse, savoisien, franc-comtois, etc. Quelques dictionnaires modernes disent au masculin: «Un pétrissoir.»
PÉTRONER (SE), ou SE PÉTROGNER, v. pron. Se dit d'un enfant qui, dans les bras de sa nourrice ou de sa mère, a l'air de se dorloter, et témoigne son contentement par un certain bruit du gosier.
PETTE, s. f. Bagatelle, chose de nulle valeur. Pour toutes vos peines, vos courses, vos écritures, vos correspondances, la famille du défunt vous a envoyé deux couverts d'argent: la belle pette! Voilà vraiment une belle pette! Ils ont fait là une belle pette! Ce terme, très-familier et même trivial, se retrouve dans le patois rouchi, où il signifie: Peu de chose, rien. [Voyez le Dictionnaire rouchi-français de Hécart, 3me édition.] Voyez aussi le mot peto, dans le Dictionnaire provençal de M. J.-F. Avril.
PEU (UN), s. m. N'est pas français dans le sens de: Un peu de temps. Il y a un peu que je n'ai vu ton frère. Il y a un peu que la diligence est partie.
PEU (UN). Prête-moi un peu ton couteau. Donne-moi un peu cette échelle, etc. Dans cette phrase et les phrases analogues, un peu est inutile et vicieux.
PEUGET, s. m. Suc ou jus qui se forme dans le tuyau et le fond d'une pipe par la salive et la vapeur du tabac.